C’est à l’heure où l’on voit la tempête et l’orage — 1843 (11)

Th. Wains-des-Fontaines Otia

sonnet IV – à M.A. de R...

I
C’est à l’heure où l’on voit la tempête et l’orage
Bouleverser les mers, – que l’Alcyon plaintif,
S’élançant tout-à-coup du sommet d’un récif,
Aux pales nautonniers annonce le naufrage.
II
Ce n’est pas cependant qu’il aime les éclairs;
Qu’il aime voir la foudre et les vents, dans leur rage,
De leurs affreux combats épouvanter les airs,
Et de tristes débris joncher au loin la plage;
III
Oh non! quand l’Alcyon apparaît sur les flots,
Messager tutélaire, – il vient aux matelots
Annoncer les périls qui menacent leurs têtes;
IV.
L’orage politique au Ciel gronde aujourd’hui,
Vos jours sont en danger, et j’accours comme lui,
Annoncer l’heure des Tempêtes.

Q53 – T15 – 2m (octo: v.14)  – disposition originale

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