Rien de plus attirant, une ville qu’on voit — 1990 (2)

Jacques RédaSonnets dublinois

Une arrivée

Rien de plus attirant, une ville qu’on voit
Apparaître la nuit après qu’un long nuage
Qui semblait essuyer et polir un vitrage
D’horlogerie, a fui sous les ailes. Tout droit

Au fond de cet abîme, on toucherait du doigt
Chaque perle de ces colliers, chaque rouage
Qui sont un carrefour, une rue, une sage
Petite lampe auprès de laquelle s’assoit

Un vivant inconnu mais humain. Il écoute
Le bourdonnement vague où l’on a fait sa route
Sans herbe ni talus, sans asphalte, en volant

Entre la mer obscure et l’astre étincelant.
Et l’on descend enfin, sur des lambeaux de voiles,
Vers un éblouissant pâturage d’étoiles.

Q15 – T13 – disp: 4+4+4+2

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