{"id":53,"date":"2011-01-23T08:10:01","date_gmt":"2011-01-23T08:10:01","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/?page_id=53"},"modified":"2011-06-12T16:49:29","modified_gmt":"2011-06-12T16:49:29","slug":"2-presentation-generale","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/choix-premiere-partie\/2-presentation-generale\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p>1 On lira dans ce livre xxxx sonnets compos\u00e9s ou publi\u00e9s en fran\u00e7ais entre 1801 et 1998 (comme la r\u00e9daction de l&rsquo;ouvrage a pris un certain retard sur son plan initial, une &lsquo;coda&rsquo; ajoute des textes apparus depuis la publication des &lsquo;sonnets&rsquo; d&rsquo;Emmanuel Hocquard) (jusqu\u2019en 2001 environ).<\/p>\n<p>2 La disposition est chronologique. Bien entendu, \u00e0 un sonnet quelconque peuvent \u00eatre associ\u00e9es plusieurs dates: date de composition attest\u00e9e par un manuscrit conserv\u00e9;  publication en revue; insertion dans un livre, etc&#8230;  Je n&rsquo;ai tent\u00e9 de placer un sonnet donn\u00e9 \u00e0 la date la plus ancienne qu&rsquo;en ce qui concerne les textes qui pr\u00e9sentent une particularit\u00e9 formelle (disposition de rimes, par exemple). Dans plusieurs cas, j&rsquo;ai eu recours \u00e0 des \u00e9ditions relativement tardives quand l&rsquo;\u00e9dition originale \u00e9tait inaccessible ou accessible seulement avec des efforts que j&rsquo;ai estim\u00e9s excessifs (bulletins de demande de consultation d&rsquo;ouvrage \u00e0 la BNF renvoy\u00e9s avec la mention &lsquo;hors d&rsquo;usage&rsquo;, par exemple).<\/p>\n<p>3 J&rsquo;ai consult\u00e9 d&rsquo;assez nombreux livres, p\u00e9riodiques et anthologies, anciennes et r\u00e9centes. Je suis loin d&rsquo;avoir tout lu (en particulier dans les innombrables revues d&rsquo;avant 1914). Malgr\u00e9 tout, le choix offert au lecteur est assez vaste.<\/p>\n<p>4 L&rsquo;ensemble du choix est divis\u00e9 en quatorze chapitres, d&rsquo;importance in\u00e9gale. Une telle division est assez arbitraire et je ne chercherai pas \u00e0 la justifier. La date de 1844, terminus du chapitre 3 est celle de la publication des cinq sonnets de <strong>G\u00e9rard de Nerval<\/strong> (1844) qui sont, \u00e0 mon jugement, les premi\u00e8res v\u00e9ritables r\u00e9ussites po\u00e9tiques de cette longue p\u00e9riode. 1857 est l&rsquo;ann\u00e9e de la premi\u00e8re \u00e9dition des Fleurs du Mal de <strong>Charles Baudelaire<\/strong>; 1899 celle de l&rsquo;\u00e9dition (posthume) des Po\u00e9sies de <strong>St\u00e9phane Mallarm\u00e9<\/strong>. 1914, 1939, 1968 sont des moments historiques; etc.<\/p>\n<p>5 A l&rsquo;int\u00e9rieur de chaque chapitre, les sonnets choisis sont r\u00e9partis par ann\u00e9es. Chaque sonnet est le plus souvent suivi d&rsquo;un descriptif formel sommaire, parfois accompagn\u00e9 de  commentaires .<\/p>\n<p>6 Chaque sonnet pr\u00e9sent\u00e9 de chaque ann\u00e9e a un num\u00e9ro d&rsquo;ordre.<\/p>\n<p>7 La troisi\u00e8me partie, DESCRIPTION est une discussions de la forme, limit\u00e9e \u00e0 quelques aspects principaux. Elle suit une seconde partie qui fournit quelques \u00e9l\u00e9ments d\u2019une histoire du sonnet. Elle renvoie \u00e0 l&rsquo;ensemble des po\u00e8mes de la premi\u00e8re partie, CHOIX. Ceux que les d\u00e9tails formels ennuient pourront ainsi ais\u00e9ment s&rsquo;en passer, et ne lire que les textes. Mais ils voudront bien tenir compte du fait que nombre des sonnets pr\u00e9sent\u00e9s dans la premi\u00e8re partie ne sont pas mis l\u00e0 pour leur qualit\u00e9 po\u00e9tique, souvent m\u00e9diocre, et m\u00eame pas faible au point d&rsquo;en \u00eatre int\u00e9ressante, mais parce qu&rsquo;ils sont  utiles \u00e0 la discussion de la forme-sonnet qui est tent\u00e9e dans la troisi\u00e8me partie.<\/p>\n<p>8 Chaque sonnet est identifi\u00e9 \u00e0 la fois par son ann\u00e9e, son num\u00e9ro d&rsquo;ordre parmi les sonnets de la m\u00eame ann\u00e9e, un nom d&rsquo;auteur (si possible) et une indication sommaire de la provenance du texte. Une notation formelle (sibylline si on n&rsquo;a pas recours \u00e0 la troisi\u00e8me partie, DESCRIPTION) est ajout\u00e9e \u00e0 la suite, avec un commentaire, si n\u00e9cessaire. Les lecteurs int\u00e9ress\u00e9s par les caract\u00e9ristiques que recense la notation seront forc\u00e9s de se d\u00e9placer dans le livre; mais je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 de moyen vraiment commode pour tenir compte des deux vis\u00e9es, difficiles \u00e0 concilier, de mon anthologie:<\/p>\n<p>&#8211; i &#8211; donner  \u00e0 lire des sonnets<\/p>\n<p>&#8211; ii \u2013 d\u00e9crire la forme et son \u00e9volution.<\/p>\n<p>9 <span style=\"text-decoration: underline\">Attention<\/span> : Pour des raisons de copyright, je ne fournis, de nombreux textes, que le premier vers, la liste des mots rimes, et le \u2018r\u00e9sum\u00e9 formel\u2019. Le lecteur d\u00e9sireux de lire le sonnet entier devra se reporter \u00e0 l\u2019ouvrage original.<\/p>\n<p>10 <span style=\"text-decoration: underline\">du titre<\/span> &#8211; Une des images les plus employ\u00e9es pour d\u00e9crire le sonnet est celle du <strong>cristal<\/strong>. Ainsi, Sainte-Beuve: \u00a0\u00bb Tel filet d&rsquo;id\u00e9e po\u00e9tique qui, chez Andr\u00e9 Chenier, d\u00e9coulerait en \u00e9l\u00e9gie, ou chez Lamartine s&rsquo;\u00e9pandrait en m\u00e9ditation et finirait par devenir fleuve ou lac, se cong\u00e8le aussit\u00f4t chez moi et se cristallise en sonnet\u00a0\u00bb C&rsquo;est cette comparaison encore qu&rsquo;en 1912, dans ses Regards en arri\u00e8re, L\u00e9opold Dauphin pr\u00eate \u00e0 Mallarm\u00e9: \u00ab\u00a0&#8230;. tout sonnet, &#8230;. tout quatrain devrait constituer un bloc, de fa\u00e7on que le tout, du premier au dernier mot, ne f\u00eet qu&rsquo;un; il le souhaitait tel un cube de cristal \u00ab\u00a0. Comme cristal, le sonnet manque singuli\u00e8rement des sym\u00e9tries indispensables; sans parler de l&rsquo;instabilit\u00e9 manifeste de la plupart de ses caract\u00e9ristiques formelles. On ne pourrait le qualifier, cependant, de cristal liquide. Pour conserver malgr\u00e8 tout quelque chose du sentiment de la forme qu&rsquo;exprime le mot cristal, j&rsquo;ai choisi de le pr\u00e9fixer d&rsquo;un &lsquo;quasi&rsquo;.<\/p>\n<p>11 <span style=\"text-decoration: underline\">du sous-titre<\/span>&#8211;  Le projet de ce choix  est n\u00e9 de la lecture, \u00e0 l&rsquo;automne de 1998, du livre d&rsquo;<strong>Emmanuel Hocquard<\/strong>, Un test de solitude, sous-titr\u00e9, &lsquo;sonnets&rsquo;. A ce moment, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 un choix de sonnets de langue fran\u00e7aise qui irait de Sainte-Beuve \u00e0 Hocquard; tout simplement parce que c&rsquo;est \u00e0 Sainte-Beuve que l&rsquo;histoire litt\u00e9raire attribue le m\u00e9rite (ou la responsabilit\u00e9) de la renaissance, vers 1830, de la forme-sonnet en France, apr\u00e8s une \u00e9clipse de presque deux si\u00e8cles. Or j&rsquo;ai peu d&rsquo;estime pour Sainte-Beuve, que je trouve fort mauvais po\u00e8te (et un ex\u00e9crable individu, par dessus le march\u00e9). J&rsquo;ai gard\u00e9 un triste souvenir d&rsquo;une r\u00e9daction lyc\u00e9enne o\u00f9 il \u00e9tait demand\u00e9 de commenter cette forte parole, \u00e0 lui attribu\u00e9e (je ne sais si c&rsquo;est avec raison): \u00ab\u00a0vivre et mourir dans la m\u00eame maison&rsquo;. L&rsquo;ennui du sujet propos\u00e9 fut \u00e0 peine att\u00e9nu\u00e9e par la tentation d&rsquo;introduire dans la copie la l\u00e9gendaire exclamation du folklore \u00e9colier: \u00ab\u00a0La sainte avait raison!\u00a0\u00bb. J&rsquo;ai lu depuis avec plaisir ce jugement de L\u00e9on Gozlan: \u00ab\u00a0Sainte-Beuve me fait l&rsquo;effet d&rsquo;un abb\u00e9 qui a vendu son \u00e2me au diable et n&rsquo;en a pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9\u00a0\u00bb. Alphonse Karr le compara un jour \u00e0 une limace bavant sur les roses, ce qui n&rsquo;est pas mal non plus. J&rsquo;ai au contraire une tr\u00e8s grande estime pour <strong>Emmanuel Hocquard<\/strong>, et j&rsquo;\u00e9tais g\u00ean\u00e9 \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;associer ces deux noms dans mon sous-titre. Heureusement, j&rsquo;ai d\u00e9couvert les Opuscules po\u00e9tiques du g\u00e9n\u00e9ral Carnot, qui sont de 1820, et contiennent des sonnets estimables. J&rsquo;en ai \u00e9t\u00e9 soulag\u00e9. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;une br\u00e8ve enqu\u00eate dans la po\u00e9sie des trente premi\u00e8res ann\u00e9es du si\u00e8cle indique que l&rsquo;originalit\u00e9 reconnue \u00e0 <strong>Sainte-Beuve<\/strong> par l&rsquo;histoire litt\u00e9raire doit \u00eatre fortement relativis\u00e9e, comme le montrent, je pense, les deux premiers chapitres du pr\u00e9sent ouvrage.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline\">Remarque finale <\/span>: <strong>Mais qu\u2019est-ce donc qu\u2019un sonnet ?<\/strong> je pr\u00e9sente un \u2018choix de sonnets\u2019 mais je ne dis pas ce qu\u2019est un sonnet. Pourquoi ? tout simplement parce qu\u2019il n\u2019est pas possible de donner une d\u00e9finition qui soit valable pour tous les po\u00e8mes qui ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s sous ce nom depuis les commencements de l\u2019histoire de cette forme et permette de dire : \u00ab ceci est un sonnet ; cela n\u2019en pas un \u00bb. Le sonnet est une \u2018forme fixe\u2019 extr\u00eamement variable. Elle varie de langue \u00e0 langue, de si\u00e8cle en si\u00e8cle. Dans la troisi\u00e8me partie de ce livre, j\u2019explique (d\u2019une mani\u00e8re plus ou moins convaincante) selon quels principes j\u2019ai choisi les po\u00e8mes retenus.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 On lira dans ce livre xxxx sonnets compos\u00e9s ou publi\u00e9s en fran\u00e7ais entre 1801 et 1998 (comme la r\u00e9daction de l&rsquo;ouvrage a pris un certain retard sur son plan initial, une &lsquo;coda&rsquo; ajoute des textes apparus depuis la publication des &lsquo;sonnets&rsquo; d&rsquo;Emmanuel Hocquard) (jusqu\u2019en 2001 environ). 2 La disposition est chronologique. 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