{"id":1573,"date":"2011-02-07T04:30:16","date_gmt":"2011-02-07T04:30:16","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/?p=1573"},"modified":"2011-03-07T08:03:43","modified_gmt":"2011-03-07T08:03:43","slug":"1861-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/2011\/02\/07\/1861-3\/","title":{"rendered":"Grondez sur ma t\u00eate, orchestres des airs; \u2014 1861 (3)"},"content":{"rendered":"<p>&#8211; <strong>Edmond Arnould<\/strong> &#8211; <em>Sonnets et po\u00e8mes<br \/>\n<\/em><br \/>\nGrondez sur ma t\u00eate, orchestres des airs;<br \/>\nFaites frissonner rameaux et feuillages;<br \/>\nTirez des accords profonds et sauvages<br \/>\nDes sombres sapins et des ch\u00eanes verts;<\/p>\n<p>R\u00e9p\u00e9tez pour moi, dans les bois d\u00e9serts,<br \/>\nCes rumeurs, ces cris, ces chants, ces langages,<br \/>\nQue vous murmuriez en ces premiers \u00e2ges<br \/>\nO\u00f9 vous parliez seuls au vieil univers;<\/p>\n<p>O\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;entendait passer dans les plaines<br \/>\nNi l&rsquo;accent plaintif des douleurs humaines,<br \/>\nNi le cri joyeux des jeunes amours;<\/p>\n<p>O\u00f9 nul n&rsquo;\u00e9coutait votre voix puissante,<br \/>\nExcept\u00e9 celui dont la main savante<br \/>\nTravaillait dans l&rsquo;ombre \u00e0 l&rsquo;oeuvre des jours!<\/p>\n<p>Q15 &#8211; T15 \u2013 tara<strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>M. Schur\u00e9<\/strong> &#8211; <span style=\"text-decoration: underline\">Etude sur les sonnets d&rsquo;Edmond Arnould<\/span> &#8211; Le sonnet a \u00e9t\u00e9 de tout temps le p\u00e9ch\u00e9 po\u00e9tique des savants et des philosophes. Le vrai po\u00e8te choisit d&rsquo;instinct la forme qui r\u00e9pond le mieux \u00e0 son sentiment et en marque pour ainsi dire la cadence. L&rsquo;\u00e9rudit, s&rsquo;il essaie d&rsquo;\u00eatre po\u00e8te, se plait \u00e0 mouler sa pens\u00e9e dans une forme arr\u00eat\u00e9e, \u00e0 en ciseler les contours avec un soin jaloux. Le sonnet se pr\u00e8te merveilleusement \u00e0 l&rsquo;archa\u00efsme, au trait d&rsquo;esprit, \u00e0 l&rsquo;aphorisme philosophique. Peut-\u00eatre faut-il regretter qu&rsquo;Edmond Arnould ait confi\u00e9 ses sentiments les plus forts, ses pens\u00e9es les plus riches \u00e0 cette forme d&rsquo;une \u00e9l\u00e9gance recherch\u00e9e. Il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 plus libre, plus naturel, plus inspir\u00e9, en un mot, en n&rsquo;adoptant aucun cadre. Nous aurions, des luttes de sa vie intime, une plus frappante image, s&rsquo;il avait rendu, par la vari\u00e9t\u00e9 des rythmes et des combinaisons prosodiques, le ton primitif de chacune de ses \u00e9motions. Mais si je ne me trompe, la forme du sonnet, qu&rsquo;il semble avoir adopt\u00e9e une fois pour toutes, tient \u00e0 la nature particuli\u00e8re de sa pens\u00e9e et de son activit\u00e9 po\u00e9tique &#8230;. pour un tel po\u00e8te, le sonnet \u00e9tait un cadre heureux. Car, dans sa forme \u00e9troite, dans son rythme contenu, dans son harmonie pleine, il sait exprimer \u00e9nergiquement une pens\u00e9e simple et forte. La lutte que dans ce travail le po\u00e8te soutenait contre la forme, n&rsquo;\u00e9tait au fond que la lutte de sa pens\u00e9e avec elle-m\u00eame. En l&rsquo;exprimant bri\u00e8vement et fortement, il en devenait ma\u00eetre et prenait acte de conviction.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8211; Edmond Arnould &#8211; Sonnets et po\u00e8mes Grondez sur ma t\u00eate, orchestres des airs; Faites frissonner rameaux et feuillages; Tirez des accords profonds et sauvages Des sombres sapins et des ch\u00eanes verts; R\u00e9p\u00e9tez pour moi, dans les bois d\u00e9serts, Ces rumeurs, ces cris, ces chants, ces langages, Que vous murmuriez en ces premiers \u00e2ges O\u00f9 &hellip; <a href=\"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/2011\/02\/07\/1861-3\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Grondez sur ma t\u00eate, orchestres des airs; \u2014 1861 (3)<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1097,1346,1119,1247],"tags":[],"class_list":["post-1573","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-q15","category-rons","category-t15-ccd-eed","category-tara"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1573"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9956,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1573\/revisions\/9956"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.oulipo.net\/qc\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}