Préface

Qu’est ceci ? Un roman, un petit roman, mais quand même un roman, oui, dans lequel il est question, apparemment, de Venise, de peinture, de lumière, de regards (et aussi d’amour). Dont l’héroïne s’appelle Ariane. Ariane, vous savez, le fil, qui permet (non pas de sortir mais) de se promener dans le labyrinthe. Il y …

1. Il Bacino di San Marco (vue vers l’est)

C’est un tableau rectangulaire, un assez grand tableau puisqu’il mesure 125 centimètres de hauteur sur 205 de largeur. Il a été peint par le peintre vénitien Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto, entre 1738 et 1740. Comme son titre l’indique, il représente le Bassin de Saint-Marc à Venise. C’est dire que le peintre a aligné devant nous …

2. Canaletto (vue d’ensemble)

De Canaletto, Ariane sait assez peu de choses. Un peu plus peut-être que tout un chacun, parce qu’elle a cherché, et trouvé, quelques informations dans une encyclopédie. Voici. Il est né à Venise à la fin du XVIIe siècle. C’est aussi, mais c’est plus banal, à Venise qu’il est mort. Son nom. Ce peintre du …

3. Au Neudorf

Pas plus qu’à Boston, Ariane n’est allée à Venise. Elle reconnaît pourtant sur le tableau le Campanile et le Palais des doges, mais aussi l’île de San Giorgio, dont une carte postale punaisée sur le mur au-dessus de son bureau montre une vue pourtant bien différente. Si, partant de cette carte postale, notre regard glissait …

4. Points de vue sur Paris (flash-back)

Mais en attendant, pour comprendre cette histoire, il va nous falloir revenir un peu en arrière. Et, la question « d’où regardons-nous ? » ayant été évoquée, nous allons la poser. Et tenter d’y répondre, en commençant par regarder Paris, avec Ariane, à partir d’un cliché de photographe. À l’origine de cette question, pour Ariane, il y …

5. Le sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont

À l’autre bout de Paris (mais Paris a-t-elle, a-t-il, des « bouts », s’est-elle demandé), Ariane se promène dans le Parc des Buttes-Chaumont, un lieu qui lui est plus familier, mais aussi qu’elle apprécie davantage, que la perspective trop parfaite du Champ-de-Mars : quand elle vient à Paris, Ariane se fait inviter par sa tante, qui habite …

6. Éclats d’Ariane (printemps 2005)

Si nous pouvons voir un objet, le regarder, c’est parce qu’il émet des rayons lumineux dont certains parviennent à nos yeux. Et ces rayons lumineux, nous pouvons ensuite, par une série de réactions chimiques incroyablement nombreuses et complexes, mais aussi incroyablement rapides, les transformer en mots, de sorte que des éclats de l’objet regardé deviennent …

7. Éclats d’Ariane (suite)

Professeurs Le professeur avec qui Ariane va travailler, ce printemps et cet été 2005, est une femme, Catherine Schmidt. C’est elle qui donne le cours de théorie de Galois, qu’Ariane, qui est maintenant étudiante en mathématiques à l’université, suit. C’est d’ailleurs un petit livre de Ian Stewart, Galois theory qu’elle a conseillé aux étudiants. Catherine …

8. Famille

Un grand frère et sa « copine », un père, une mère, une tante à Paris, un grand-père (maternel) à Colmar. Et c’est tout, parce que ceux qui auraient été ses grands-parents paternels ont disparu plus de quarante ans avant sa naissance, nous en reparlerons, parce que la sœur de son père est célibataire et n’a pas …

9. Ariane et Venise

Le grand frère d’Ariane travaille dans une agence immobilière, un « bon » travail, c’est-à-dire un salaire relativement élevé, surtout si l’on y ajoute les commissions que les prix pratiqués aujourd’hui rendent assez confortables. Il voyage beaucoup, ça fait partie de son standing. Plutôt amateur de plages que de musée. Mais voilà, à Venise, l’automne dernier, une …