Sur le bord d’un ruisseau, près d’une rivière, — 1804 (3)

Olivier Ferrand Le triomphe de la Vertu ou l’Innocence opprimée ..29 Floréal an 12

Sonnet en l’honneur du Premier-Consul, sur son avénement au trône de l’Empire Français

Sur le bord d’un ruisseau, près d’une rivière,
Assis le long de l’eau, et faisant ma prière,
Remarquant dans les airs tous les astres du temps
Qui promettent un jour de grands événements ;
Très-souvent dans la nuit, en prenant mon repos,
Apollon me réveille, les yeux à demi-clos,
Favori du Parnasse, quand tu peux travailler,
Il n’est pas encore temps, mon fils, de sommeiller.
Quelquefois le sommeil vient fermer ma paupière,
Quand le soleil des loups* me prête sa lumière,
Si le Premier-Consul ne fût venu soudain,
Nous étions à la veille de mourir de faim ;
Il étoit temps, grand Dieu !, qu’un ange consolateur
Nous l’envoya en France, pour être notre Empereur ;
Il a toujours cherché à nous donner la paix,
En répandant sur nous ces dons et ces bienfaits.

*la lune (Note de l’auteur)

16 vers plats. Les règles du vers alexandrin échappent à ce flagorneur.

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