Il pèse sur tes épaules, il brûle ton cœur, — 1928 (3)

– Catherine Pozzi – Oeuvres poétiques Epilogue étrange Il pèse sur tes épaules, il brûle ton cœur, Il met des trésors d’angoisse dans les jours joyeux, Il te marque pour toi-même, sceau mystérieux, – Il te marque pour toi seule: y a pas d’âme soeur. Il peut enivrer ta vie, sauvage bonheur; Il t’éblouit, il […]

A vous seule qui ne fûtes l’étrange poupée — 1913 (12)

– André Breton in ed. Pléiade A vous seule A vous seule qui ne fûtes l’étrange poupée Sœur ai-je dit je pressens que sous vos mains petites, En précieux chignon ne fuserait la poupée Tout ce qu’orne l’audace verte des clématites. Un seau de femme où gèle en bleuissant l’eau pompée Porte à voir au […]

Le Jardin, le grand jardin se boursoufle de tertres — 1891 (24)

La Conque – Maurice Quillot La comédie de la mort à Stéphane Mallarmé Le Jardin, le grand jardin se boursoufle de tertres Où pousse des touffes d’adorables chrysanthèmes Dans les enclos fermés de cadenas et de chaînes! – Comme si l’on craignait que les âmes se perdent. On écrit leurs noms sur des Croix dans […]

Ah! vraiment c’est triste, ah! vraiment ça finit trop mal. — 1884 (10)

Paul Verlaine – Jadis et Naguère Sonnet boiteux A Ernest Delahaye Ah! vraiment c’est triste, ah! vraiment ça finit trop mal. Il n’est pas permis d’être à ce point infortuné. Ah! vraiment c’est trop la mort du naïf animal Qui voit tout son sang couler sous son regard fané. Londres fume et crie. O quelle […]

Jouez, chérubins, vos jours sont exempts de nuage! — 1880 (14)

– Narzale Jobert Klimax XIII Césure après la 5ème syllabe A des enfants Jouez, chérubins, vos jours sont exempts de nuage! J’aime à contempler vos yeux brillants, pleins de candeur, Un Dieu vous bénit et vous dispense le bonheur, Quand dans nos esprits tout soucieux gronde l’orage. Oh! qui nous rendra les plaisirs naïfs du […]