Tu as un visage de femme que la Nature a peint, — 1990 (6)

– Jean-François Peyret (trad.) – Quarante sonnets de Shakespeare traduits par .. pour servir à la scène – 20 Tu as un visage de femme que la Nature a peint, Toi, Maître et maîtresse de ma passion, Tu as un coeur tendre de femme qui ignore L’humeur traîtresse des trompeuses femmes. Plus brillant, moins trompeur, […]

Je suis ce riche, ainsi, que son heureuse clef — 1961 (3)

Henri Thomas Shakespeare – sonnets 52 Je suis ce riche, ainsi, que son heureuse clef Mène, s’il veut, à son doux trésor bien gardé, Lequel il n’ira pas visiter à toute heure Car trop fréquente joie perd son exquise pointe. Si les festins sont si rares et solennels C’est que, lents à venir durant la […]

Gaspiller sa pensée en un dévergondage — 1943 (4)

– Fernand Baldensperger, trad. – Les sonnets de Shakespeare, traduits en vers français .. 129 Gaspiller sa pensée en un dévergondage Est impudique: avant l’acte, la volupté Est parjure et cruelle, âpre et sans loyauté, Funeste, extrême, rude et menteuse et sauvage. Plaisir des sens, maudit, dès qu’expérimenté; Déraison poursuivie, et qui, sitôt l’usage, Est […]

Morceau purifié morceau purifiant — 1938 (5)

– Pierre-Jean Jouve – Kyrie – A une église de village Morceau purifié morceau purifiant Morceau virginisant de Dieu sur la terre Morceau virginisé et tout le corps aimant Morceau de l’homme au ciel et grande profondeur Le pauvre avec tout le ciel L’humidité l’abandon de ces ans Les arbrisseaux poussés faisant songer Que cette […]

Je suis ce riche ayant sur lui la clef bénie — 1927 (3)

– Shakespeare Sonnets trad. Emile Le Brun LII Je suis ce riche ayant sur lui la clef bénie Qui l’amène à son cher trésor bien mis sous clef, Mais n’allant pas le voir à toute heure, de crainte D’émousser son plaisir, aigu tant qu’il est rare. Si nos fêtes sont chose unique et solennelle, C’est […]

Pasteur, nous n’irons plus aux pâtis de l’aurore, — 1917 (2)

– Jean Royère Par la lumière peints Pasteur A Gustave Geffroy Pasteur, nous n’irons plus aux pâtis de l’aurore, Tous mes agneaux sont morts d’avoir brouté l’azur; Je veux, scellant sur eux l’ombre du clair-obscur, Fermer notre bercail au soir qui vient d’éclore. Un tendre clair de lune endormi sur un mur Sera l’écho pensif […]

Tant d’esprits doux parmi la lassitude nés — 1908 (3)

– André Fontainas Le jardin des îles claires – La nef désemparée – La Paresse Pour une eau-forte en couleur de H. Detouche Tant d’esprits doux parmi la lassitude nés Pour des yeux demi-clos s’écoulent comme un fleuve; L’immobile et la multiple volupté neuve Se disperse en miroitements inopinés. Accorde à du songe ton beau […]

En l’église, où ne s’allume — 1908 (2)

– André Fontainas Le jardin des îles claires – La nef désemparée – Pour Stéphane Mallarmé HOMMAGE En l’église, où ne s’allume Qu’une étoile taciturne, Le myrrhe fade de l’urne Et, sous l’angoissante brume, Surgit du sol qu’elle évite: Tel, secret et pur, s’élève Vers le Ciel perdu le rêve D’un sacrilège lévite. Joie et […]

De toi seul fils et l’aïeul — 1908 (1)

– André Fontainas Le jardin des îles claires – La nef désemparée – A O.G.D. De toi seul fils et l’aïeul Naît aux portiques du rêve Le guerrier de qui le glaive Soit le simple et clair glaïeul. En ses doigts tige qu’isole D’un geste las son dédain Il t’a prise à quel jardin De […]