Ils ont cherché longtemps longtemps — 1935 (2)

– Charles Dupuis Au hasard de leurs mains ouvertes Sonnet Ils ont cherché longtemps longtemps Au hasard de leurs mains ouvertes La synthèse des palmes vertes Et du bonheur dans les printemps Ils ont cherché, toujours courant Fuyant parfois comme on déserte La prison des lèvres offertes Leur quadrature de vivants Ils ont cherché de […]

Fait son devoir gagné son pain — 1923 (5)

Aragon – (Les Destinées de la poésie) Le fantôme de l’honnêteté Quand on a peiné tout le jour Fait son devoir gagné son pain Tour à tour On est bien heureux de trouver son coin Pour dormir jusqu’au lendemain Afin de peiner son pain tout le jour Gagner son devoir et perdre son tour Coin-coin […]

Le pré est vénéneux mais joli en automne — 1913 (13)

– Guillaume Apollinaire Alcools Les Colchiques Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s’empoisonnent Le colchique couleur de cerne et de lilas Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là Violâtres comme leur cerne et comme cet automne Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne Les enfants de […]

Le bûcher est dressé, le triomphal bûcher, — 1894 (8)

– Marie Kryzinska – Joies errantes – Jeanne d’Arc A Paul Hugonnet Sonnet en prose Le bûcher est dressé, le triomphal bûcher, Où Jeanne montera, ainsi que l’on s’exhausse Sur un trône d’immortalité. Court-voyants soudards qui appelez Supplice – l’apothéose de sa gloire! Plus cléments, vous eussiez volé Sa belle part Au patrimoine de l’Histoire. […]

Le temps morne a fermé l’oeil clair des pierreries — 1891 (15)

– Le concours de La Plume (concours n° 143) Sonnetin Le temps morne a fermé l’oeil clair des pierreries Sa poussière a terni le bois d’ébène et l’or Et le riche brocard des lourdes draperies. Le temps respectueux n’osa jamais encor Faner ce frais visage et ces lèvres fleuries Sur le lit centenaire où  la […]

Au piano elle est assise et la sonate — 1887 (12)

– Albert Saint-Paul in Ecrits pour l’art Sonate Au piano elle est assise et la sonate –       Un océan dont les accords seraient les flots – D’abord clapote et vient, câline, unie, en natte Aux grèves vers mon rêve – ô les flots aux falots ! Et mon âme se pâme au sourd roulis des lames […]

Lorsque fier, souriant au monde, à l’avenir, — 1864 (11)

– Louis Guibert Rimes franches Le réveil Lorsque fier, souriant au monde, à l’avenir, L’homme pose le pied sur le seuil de la vie, Tout semble auour de lui chanter et resplendir : Son âme au grand soleil s’épanouit ravie, Vaste comme la mer, pure comme le jour, Et son cœur palpitant chante un hymne d’amour. […]

Au chant de ton Pater, aux accords de ta lyre — 1857 (25)

– P.Bion (vicaire) in La Muse des familles Au chant de ton Pater, aux accords de ta lyre Soudain, l’âme s’émeut, le cœur devient meilleur … Ouvrier de ce soir … mais, pourquoi te le dire ? Pour chanter de beaux vers, je me fais rimailleur. Heureuse es-tu, ma Sœur ! quand ta muse féconde, Imitant de […]

Je vais quitter Paris, ville de ma douleur, — 1841 (3)

Paul Ackermann Chants d’amour sonnet Je vais quitter Paris, ville de ma douleur, Où l’amitié, l’amour, ont épuisé mes pleurs: Mon esprit accablé sur soi-même retombe. Emma, Louis, doux noms qu’enferme cette tombe, En vous voyant tracés, mon coeur saigne et succombe; Vous étiez mon repos, ma joie et mon bonheur. Souffrir, voilà la vie! […]

Rien n’est grand qu’avec Dieu; sa pensée est l’essence — 1840 (5)

Auguste Barbier Rimes Héroïques Christophe Colomb Rien n’est grand qu’avec Dieu; sa pensée est l’essence Des nobles actions, des sublimes exploits; Il élargit la tête, et donne la puissance Aux plus frêles humains qui marchent à sa voix: Heureux l’homme qui fonde en lui son espérance, Et qui pour lui s’embarque en une tâche  immense! […]