Le temps morne a fermé l’oeil clair des pierreries — 1891 (15)

Le concours de La Plume

(concours n° 143)

Sonnetin

Le temps morne a fermé l’oeil clair des pierreries
Sa poussière a terni le bois d’ébène et l’or
Et le riche brocard des lourdes draperies.
Le temps respectueux n’osa jamais encor

Faner ce frais visage et ces lèvres fleuries
Sur le lit centenaire où  la Princesse dort.
O rose fleur, parmi les tresses décoiffées

L’éphèbe émerveillé la baisa doucement.
Voilà comme, un matin, le Prince élu des Fées
Tira de son sommeil la Belle au Bois dormant.

aba bab cd cd – Le ‘sonnetin’ est une sorte de ‘sonnet court’, de répartition 3+3+3+2. Je ne lui connais pas de descendance.

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