Autour du soleil vertical de la pensée — 1936 (3)

– Michel Seuphor – L’ardente paix – De la personne Autour du soleil vertical de la pensée Horizontalement tournoient les quatre vents Dont trois passions de l’âme et un tempérament: Les appétits de feu; l’intelligence née Pour recevoir le jour et voir la Vérité, A l’eau souple pareille, reine des éléments; La force d’habitude comme […]

L’ombre noyait les bois. C’était un soir antique. — 1925 (3)

– Albert Samain Poèmes inachevés Améthyste L’ombre noyait les bois. C’était un soir antique. Les dieux puissants vaincus par le Dieu pathétique Après mille ans d’Olympe avaient quitté la terre, Et la syrinx pleurait dans Tempé solitaire. Sur la mer en émoi, vers l’orient mystique Une aube se levait. Pleins de souffles étranges Les chênes […]

La Hollandaise avait à cause de ses îles 1925 (2)

– Marcel Thiry Plongeantes proues La Hollandaise avait à cause de ses îles Un arôme mental de cannelle et de thé; Par des Indes sa voix nous paraissait hantée Et versait à nos cœurs l’espoir des beaux exils. Des femmes font penser à des barques; mais elle, Avec sa marche égale et sa tranquillité, Evoquait, […]

Le soleil, par degrés, de la brume émergeant, — 1901 (8)

– Albert Samain – Le chariot d’or Matin sur le port Le soleil, par degrés, de la brume émergeant, Dore la vieille tour et le haut des mâtures; Et, jetant son filet sur les vagues obscures, Fait scintiller la mer dans ses mailles d’argent. Voici surgir, touchés par un rayon lointain, Des portiques de marbre […]

Comme s’il éveillait, Juillet, sous une lune, — 1897 (20)

– Léopold Dauphin – Raisins bleus et gris – Sonnet Comme s’il éveillait, Juillet, sous une lune, Quelques fils-de-la-vierge et les paraît d’argent, Voici que tout l’été (déjà lui !) submergeant Ton front pur, de cheveux gris te pare, ma brune. Et malgré moi, je songe aux futures parures Dont le ciel, exauçant plus tard mon […]

L’or des bandeaux, la fraise de la bouche, ces — 1889 (5)

– Le Décadent – ? La caissière L’or des bandeaux, la fraise de la bouche, ces Bluets captifs aux rais adorables des cils, Le jeu du doigt dompteur d’une boucle indocile: Mais pourquoi ces brillants comme si ça poussait? Neige des mains, braises des bagues et vos conques, Ongles où meurt le carmin tendre des […]

Ce chercheur de soleil qu’on nomme Alphonse Karr, — 1864 (12)

– Arsène Houssaye – Les cent et un sonnets – LXXII Le sultan des fleurs Ce chercheur de soleil qu’on nomme Alphonse Karr, Le reconnaissez-vous sous sa barbe plastique? Vous aimez son esprit dans sa grâce sceptique, Vous l’aimez pour sa prose – et pour ses bouquets – car Sa guêpe est une abeille – […]

Que j’aime à contempler du bon vieux Frontignan — 1818 (1)

– A. Poujol Galerie de cent tableaux, … où sont représentés en sonnets réguliers (qui seront suivis de cent discours en prose, et de notes intéressantes pour l’instruction de la jeunesse): Les horreurs de la Guerre; les avantages de la Paix; la grandeur de la France; l’importance et les grands principes des Connaissances. Ouvrage qui […]