En ce couchant, Lycius, surgi ce — 1997 (3)

–  Philippe Jacottet in D’une lyre à cinq cordes En ce couchant, Lycius, surgi ce climatérique lustre de la vie, chute est le pas pour si peu qu’il dévie et toute chute aisément précipice. Caduc le pas? Que l’esprit s’éclaircisse. Peu à peu se disjoint la terre unie; quelle raison par la poudre avertie attendit […]

Je mourrai à Paris sous l’averse, — 1997 (2)

– Florence Delay – trad de Cesar Vallejo – Action Poétique Pierre noire sur une pierre blanche Je mourrai à Paris sous l’averse, un jour dont j’ai déjà le souvenir. Je mourrai à Paris – et je n’ai pas de honte – peut-être un jeudi, comme aujourd’hui d’automne. Ce sera jeudi, parce qu’aujourd’hui, jeudi, où […]

En face de la Comédie-Française, se trouve le café — 1997 (1)

– Florence Delay – trad de Cesar Vallejo – Action Poétique Chapeau, manteau, gants En face de la Comédie-Française, se trouve le café de la Régence; il y a là une salle cachée, avec un fauteuil et une table. Lorsque j’entre, la poussière immobile est déjà debout. Entre mes lèvres faites liège, le bout d’une […]

Je tresse une couronne aux Slovènes, pour toi, — 1996 (8)

– Vladimir Pogocnik (trad) La Couronne de sonnets de Francé Preseren (1836) (Jean-Claude Polet :  Le patrimoine littéraire européen, vol 11a) MAGISTRAL Je tresse une couronne aux Slovènes, pour toi, Un souvenir mêlant ta gloire avec ma peine, Le coeur les a éclos, sonnets qui fleurs deviennent, Inflétrissables fleurs d’un poétique émoi. A distance des lieux […]

Je tresse une couronne aux Slovènes, pour toi, — 1996 (7)

– Vladimir Pogocnik (trad) La Couronne de sonnets de Francé Preseren (1836) (Jean-Claude Polet :  Le patrimoine littéraire européen, vol 11a) I Je tresse une couronne aux Slovènes, pour toi, Filant quinze sonnets de façon à former Le sonnet magistral aux vers trois fois chantés Qui lient en harmonie quinze chants à la fois. Chacun de […]

Etincelante étoile, constant puissè-je à ton instar — 1990 (9)

– John Keats trad. Robert Davreu – Seul dans la splendeur « Etincelante étoile, constant puissè-je à ton instar » Etincelante étoile, constant puissè-je à ton instar Non pas naviguer seul dans la splendeur du haut de la nuit A surveiller de mes paupières pour l’éternité désunies, Comme de la nature l’ermite insomnieux et patient, Les eaux […]

J’ai beaucoup voyagé aux royaumes de l’or, — 1990 (8)

– John Keats trad. Robert Davreu – Seul dans la splendeur Après m’être plongé pour la première fois dans l’Homère de Chapman J’ai beaucoup voyagé aux royaumes de l’or, Ai vu bien des états et monarchies prospères, Ai fait le tour de bien des îles d’Occident Que des bardes pour fiefs ont reçu d’Apollon. Souvent […]

Divine absente, faite forme fugitive — 1989 (7)

– (Robert Marteau Juan de Tarsis, comte de Villamediana Poésies (Divina ausente, en forma fugitiva) Divine absente, faite forme fugitive en raison de l’inégalité de nos sorts, quand toi sur le plus haut soleil vas te poser moi je reste en solitude de lumière hautaine; Pour déclarer qu’en cette ombre sauvage, celle qui en poussière […]

Qu’à son plaisir mon œil te considère — 1988 (7)

– Bernard Manciet (trad) André du Pré Sonnets gascons X Qu’à son plaisir mon œil te considère Il fait de toi toute sorte de fleur La fraîche rose en sa belle couleur C’est ton menton, ton col, ta main légère Qu’avec des lis candides il tempère. Sur ton front naît le souci de pudeur Dedans […]

O ceci est la bête qui point n’existe. — 1987 (1)

– Roger Lewinter – (trad. des Sonnets à Orphée de Rilke) – 2, IV O ceci est la bête qui point n’existe. Point ne le savaient et l’ont à toute fin – son évoluer, son port, son cou, jusqu’à la lumière de l’impossible regard – aimée. Point n’était certes. parce que l’aimaient pourtant, bête pure […]