Avant donc de lâcher la plume j’en ve crac — 1986 (2)

– René Belletto – Loin de Lyon – XLVII sonnets – XX Avant donc de lâcher la plume j’en ve crac Nais aux mains comme quatre en crachant tout à sac Dans mon roseau total puis cassais la baraque De l’âme écartée d’une tiret final opaque Je rayais de la carte et de tout almanach […]

Médite, l’œil fixé sur ce centre, la mort, — 1950 (1)

– Georges Juéry – Jeux de mots en enfer Inscriptions gnomiques Médite, l’œil fixé sur ce centre, la mort, Attente de la vie et de quoi? de la mort. Tu seras libéré quelque jour par la mort, Mais tu voudrais te sentir libre avant la mort. Devenir libre enfin, mais non grâce à la mort […]

Que m’importe qu’un pédagogue — 1920 (6)

– Léon de Berluc-Perussis – Sonnets – A M. Achille Vogue, qui me demandait un sonnet pour son recueil d’autographes Que m’importe qu’un pédagogue Me déclare d’une voix rogue Que mes vers – sonnet, ode, églogue – Ne sont qu’une assez pauvre drogue! Voilà que mon humble pirogue Aux rives de la gloire vogue, Puisque, […]

X x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x — 1909 (3)

– Georges Fourest La négresse blonde Pseudo-sonnet que les amateurs de plaisanterie facile proclameront le plus beau du recueil ………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………. Nemo (Nihil, cap 00) X x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x […]

Midi! des cieux brûlants, plombés de pâleur mate. — 1896 (9)

– Léonce de Joncières L’âme du sphinx La fille à la girafe Midi! des cieux brûlants, plombés de pâleur mate. Midi! l’écorce d’or des fruits trop mûrs éclate. Près du lac, les ibis dorment sur une patte, Leur souple col plié sous leur aile d’ouate. Par la fenêtre Ouarda, la fille du grammate, Laisse pendre, […]

Le soleil verse aux toits des chambres mal fermées — 1886 (11)

– Germain Nouveau (ed. Pléiade) Smala Le soleil verse aux toits des chambres mal fermées Ses urnes enflammées; En attendant le kief, toutes sont là, pâmées, Sur les divans brodés de chimères armées; Annès, Nazlès, Assims, Bourbaras, Zalimées, En lin blanc, la prunelle et la joue allumées Par le fard, parfumées, Tirant des narghilés de […]

Eve perdit l’aïeul de la grande famille, — 1857 (3)

– Charles de Nugent Souvenirs d’un voyageur – La femme sonnet à Amédée de Bejarry Eve perdit l’aïeul de la grande famille, Et pour nous perdre encor, d’Eve on voit chaque fille Qui se fait courtiser, qui sourit, qui babille, Qui s’habille et se déshabille. Que de charmes elle a du front à la cheville! […]