Je zuiz le ténébreux, le veuf l’inconzolé — 1997 (6)

– Oulipo La Bibliothèque Oulipienne –  vol IV El Dezdichado, ou S/Z Je zuiz le ténébreux, le veuf l’inconzolé Le prinze l’Aquitaine à la tour abolie Ma zeule étoile est morte, et mon luth conztellé Porte le zoleil noir de la mélancolie. Dans la nuit du Tombeau, toi qui m’az conzolé, Rendz –moi le Pauzilippe […]

l’hiver nous eûmes froid et les hivers étaient très longs — 1993 (8)

– William Cliff – Autobiographie – 31 l’hiver nous eûmes froid et les hivers étaient très longs je me souviens d’un hiver où la Meuse fut gelée on pouvait la passer avec des chariots et même on fit un feu au milieu pour rire de sa destinée et nos bâtiments mal chauffés nous donnaient des […]

Une erratique ruine aspire la semence — 1981 (2)

– Oulipo – Atlas de Littérature potentielle – Claude Berge 14=15 – Sonnet loydien à Raymond Queneau Une erratique ruine aspire la semence Lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux; La méduse gonflée s’épuise avec conscience Dans le fond du bourbier où fermentent les mots … Quand la vierge solaire au goût plein d’arrogance […]

Je suis le tensoriel, le vieux, l’inconsommé — 1973 (7)

– Raymond Queneau Deux transformations, à partir de Nerval, par la méthode oulipienne du ‘S+7’, à l’aide de deux dictionnaires différents.- II El Desdonado Je suis le tensoriel, le vieux, l’inconsommé Le printemps d’Arabie à la tourbe abonnie Ma simple étole est molle et mon lynx consterné Pose le solen noué de la mélanémie. Dans […]

Si j’osais je dirais ce que je n’ose dire — 1958 (6)

– Raymond Queneau – Sonnets Qui cause? qui dose? qui ose? Si j’osais je dirais ce que je n’ose dire Mais non je n’ose pas je ne suis pas osé Dire n’est pas mon fort et fors que de le dire Je cacherai toujours ce que je n’oserai Oser ce n’est pas rien ce n’est […]

Je suis comme le riche, à qui sa clef suffit — 1943 (3)

– Fernand Baldensperger, trad. – Les sonnets de Shakespeare, traduits en vers français .. 52 Je suis comme le riche, à qui sa clef suffit Pour jouir des trésors d’un cher coffre d’avare: Il ne veut pas les voir à tout coup, jour et nuit, De peur que ne s’émousse une volupté rare. Les fêtes […]

Dans le xyste où rêvait sa jeunesse immortelle, — 1922 (7)

Marguerite Yourcenar in Les dieux ne  sont pas morts L’Apparition Dans le xyste où rêvait sa jeunesse immortelle, L’éphèbe Antinoos aux jardins de Tibur Vit, parmi les débris détachés de sa stèle, Les ronces l’envahir sous l’impassible azur. À l’heure où les ramiers, d’un lourd battement d’aile, Font trembler l’ombre claire aux blancheurs du vieux […]

Le globe de grains verts, pur symbole à ton faîte, — 1914 (3)

– Saint-Pol-Roux – Idéoréalités – Tombeau de Stéphane Mallarmé Le globe de grains verts, pur symbole à ton faîte, On le vit, front de gloire, amerrir en soleil Dont les épis sonnants allumèrent la fête A l’instant où les dieux te mirent en sommeil. Sage la mort éternisait notre prophète Au Verbe obscur d’offrir un […]

Cependant que la cloche éveille sa voix claire — 1899 (21)

– Mallarmé – Poésies Le sonneur Cependant que la cloche éveille sa voix claire A l’air pur et limpide et profond du matin Et passe sur l’enfant qui jette pour lui plaire Un angélus parmi la lavande et le thym, Le sonneur effleuré par l’oiseau qu’il éclaire, Chevauchant tristement en geignant du latin Sur la […]