Les Quatrains du sonnet sont de bons chevaliers — 1898 (17)

–  Matthew Russell (ed.) Sonnets on the Sonnet Le Sonnet A Maître Claudius Popelin, émailleur et poète Les Quatrains du sonnet sont de bons chevaliers Crottés de lambrequins, plastronnés d’armoiries, Marchant à pas égaux le long des galeries, Ou veillant, lance au poing, droit contre les piliers. Mais une dame attend au bas des escaliers : […]

Le grand soufflet gémit et le noir charbon fume, — 1891 (14)

– Le concours de La Plume Vers forgés Le grand soufflet gémit et le noir charbon fume, Voici que le foyer de la forge s’allume, J’aime le forgeron qui soude sur l’enclume A grands coups de marteau les fers incandescents. Le métal obéit à ses efforts puissants Et son travail joyeux a de mâles accents. […]

Parfois une Vénus, de notre sol barbare — 1866 (18)

Parnasse contemporain Parfois une Vénus, de notre sol barbare Jaillit, marbre divin, des siècles respecté, Pur, comme s’il sortait, dans sa jeune beauté, De nos veines de neige, ô Paros! ô Carrare! Parfois, quand le feuillage à propos se sépare, En la source des bois luit un dos argenté, De sa blancheur subite et de […]

Ne soyons pas honteux de voir nos pleurs descendre — 1861 (9)

– José-Marie de Heredia in Revue d’histoire littéraire de la France (1997 ) Amour immortel Ne soyons pas honteux de voir nos pleurs descendre Quand de nos souvenirs nous remuons les cendres ; Laissons vers l’amitié s’élancer de nos cœurs Les joyeux chants d’amour et les cris de douleur. L’Amour est immortel ; comme la salamandre Il se […]

Autour d’une église aux voutes teintées, — 1861 (6)

– Médéric Charot Ma première gerbe Mon village Autour d’une église aux voutes teintées, Parmi les sillons verdoyants d’épis, Cinquante maisons sans ordre jetées Comme un tas de dés sur un vert tapis; Deux routes de jour assez fréquentées, Des arbres nombreux, un ciel de lapis, Un ruisseau bordé de fleurs enchantées, Trois ou quatre […]

Je passe chaque jour près de l’Assomption, — 1842 (2)

Alfred Philibert Les étincelles Sonnet Je passe chaque jour près de l’Assomption, Et, chaque jour, à l’heure où, pour des funérailles, Un drap noir à pleurs blancs en couvre les murailles, Où quelque mort attend la bénédiction. Toujours le même chiffre, et les mêmes couronnes; Toujours mêmes discours, toujours même attirail; Toujours de bruns cochers […]