A l’horizon, par les brouillards, — 1894 (9)

– Alfred Jarry – Minutes de sable mémorial – L’homme à la hache A l’horizon, par les brouillards, Les tintamarres des hasards, Vagues, nous armons nos démons Dans l’entre-deux sournois des monts. Au rivage que nous fermons Dome un géant sur les limons. Nous rampons à ses pieds, lézards. Lui, sur un char tel un […]

Mâle et viril poète aux pensers d’or, j’admire, — 1888 (27)

– Le Décadent A Stéphane Mallarmé Mâle et viril poète aux pensers d’or, j’admire, Contemplateur, tes vers limpides où se mire, Ainsi qu’en un cristal, l’irradiant flambeau De ton âme, – paradisiaque tombeau! Et ne crains rien, jamais  -: d’envieux auront beau Clamer, comme devant tout génial tableau, Un jour, ceux qui ne se charment […]

Pas à pas au désert, j’ai poursuivi ta trace; — 1858 (2)

– Antoine-Auguste Génin – Simple bouquet – LX Pas à pas au désert, j’ai poursuivi ta trace; Les roses et les lys m’ont rappelé ta grâce: Leur parfum m’enivrait moins que ton souvenir, Et dans tous leurs attraits j’aimais à te bénir. L’oiseau dans ses chansons revient m’entretenir De ta voix, de ton nom qu’il […]

D’une pâleur de mort sa face se voila. — 1855 (2)

Marc du Velay Les Vélaviennes Eola D’une pâleur de mort sa face se voila. Courbé sur le rocher, d’un geste il déroula Le manteau qui volait au bord de son épaule Et cacha sous les plis la lyre qui console. Ses cheveux, éclairés d’une ardente auréole, Sur l’abîme pendaient comme les pleurs d’un saule, Et […]