Oui le Sonnet n’a que quatorze vers — 1972 (2)

– Pierre Albert-Birot Dix sonnets et une chanson II Oui le Sonnet n’a que quatorze vers Certes plus de pieds sont à la caserne Si vous préférez quatorze pins verts Allez aux pins en ce qui me concerne Vais à sonnet n’est pas piqué des vers Direz que je m’éclaire à la lanterne Soit! Tout […]

Dans les roseaux le printemps se balance. — 1970 (1)

– Lanza del Vasto – Le Viatique, II Printemps sur le marais Dans les roseaux le printemps se balance. Par-dessus les buissons, sur l’étang plat La nue est plate avec de blancs éclats, Le vent se lève et retombe en silence. Le pas est mou, dans les joncs emmêlés, Le sol mouillé, jetant sous les […]

C’est moi le démon des trains dans le noir, — 1947 (4)

– Henri Thomas – Le monde absent C’est moi le démon des trains dans le noir, je fais s’étonner l’ouvrière lasse qui regarde les lumières du soir scintiller, danser, virer dans l’espace. Les wagons seront comme des dortoirs pour la fièvre, pour les images basses, je tisonne dans les cœurs, je veux voir un vieillard […]

L’exquise Bouquetière aux sourires discrets, — 1905 (16)

– Emile Boissier in Les Fééries interieures (2008) LA CAMARGO A Mme SAINT POL ROUX. L’exquise Bouquetière aux sourires discrets, Camargo, la danseuse adorable, c’est Elle ! Sa main pâle, doigts fins, nous offrant des oeillets S’enrubanne au frisson câlin de la dentelle. Fanfreluchés un peu sous le bleu des lacets Vers le tulle mutin […]

Mon rêve a regardé le très dolent cortège — 1900 (14)

– ? in Le Beffroi Rédempteur Mon rêve a regardé le très dolent cortège Des pauvres sans espoir passer avec lenteur ; J’ai songé, tout ce soir, que j’étais Rédempteur Et que j’aimais d’amour la foule sacrilège. Vers elle j’inclinais mon front libérateur Et j’étais l’Attendu qui bénit et protège ; La douleur se prenait au divin sortilège Et […]

Sur la côte, du bord d’une rivière d’huile — 1896 (14)

– Maurice Rollinat Les apparitions La forme blanche Sur la côte, du bord d’une rivière d’huile Qui roulait ses flots gris sous les cieux inquiets, Loin, loin, vague à travers les feuilles, je voyais Un très haut cheval blanc qui se mouvait tranquille. Aux tournants de la route, au creux de chaque pente, Brusque, il […]

Ce soir là, nous étions assis devant la mer, — 1895 (13)

– Alban Roubaud Pour l’idole Pressentiment Ce soir là, nous étions assis devant la mer, Emus par je ne sais quelle tendresse vague Muets, nous regardions déferler chaque vague Et le vent dans nos cœurs mettait son souffle amer. Ta lèvre s’était close et tes mains dans les miennes Frissonnaient, par moments, tels des oiseaux […]

Je reviens au Sonnet ; c’est chose difficile, — 1886 (23)

– Charles D. Williams Les voix du cœur Je reviens au Sonnet ; c’est chose difficile, Dis-tu ? car tu le veux plein de grâce et d’esprit. Pourtant, des deux quatrains, le vers coule tranquille, La rime, quatre fois, à l’aise se produit. Des deux tercets le vers est un peu moins facile ; Car du rythme le […]

L’Alameida bruit, le Zacatin flamboie, — 1884 (8)

– Alfred Busquet Poésies, I Grenade L’Alameida bruit, le Zacatin flamboie, Les marchands accroupis étalent leurs bijoux, Le ciel est plein d’ivresse et la ville est en joie, On boît de la musique avec des limons doux. Comme des papillons de nuit, sans qu’on les voie, Les rouges éventails agitent les froufrous, Les yeux suivent […]

Les rideaux tout souillés des morves d’un branlé — 1881 (13)

– Joris-Karl Huysmans ? – in Le Parnasse satyrique du 19e siècle Sonnet Masculin Les rideaux tout souillés des morves d’un branlé Enveloppaient le lit – un bidet rempli d’eau Attendait – le vieillard entre – mit son cadeau, Cinq francs, dans une coupe en zinc – et l’enculé Tournant le dos porta ses jumelles rondeurs, […]