O le diable amoureux les diablesses attendent — 1956 (1)

– Jacques Baron – L’imitation sentimentale Le diable amoureux O le diable amoureux les diablesses attendent Avec impatience vos propos en scherzo Si frais comme un beau jour est le vrai mot des mots Vous le direz encore Elles seront vos amantes Le mot amour ainsi que le cœur de l’amande Est délicieux sous une […]

Salut à toi, Patrie, ô mère respectée, — 1900 (13)

– Frédéric Bataille Nouvelles poésies Salut à la patrie Salut à toi, Patrie, ô mère respectée, O ma France! Salut, grande ressuscitée! Ah! ton sol nous est cher! Ah! ton ciel est si beau! Devant les nations relève ton drapeau!! A ta voix, l’avenir fécond sourit encore. Va, poursuis saintement ta marche vers l’aurore, Sans […]

Des nuits du blond et de la brune — 1882 (2)

Gardéniac? – Poison perdu Des nuits du blond et de la brune Pas un souvenir n’est resté Pas une dentelle d’été, Pas une cravate commune; Et sur le balcon où le thé Se prend aux heures de la lune Il n’est resté de trace, aucune, Pas un souvenir n’est resté. Seule au coin d’un rideau […]

O Greuse ! la Critique, ardente au paradoxe, — 1868 (22)

in L’Artiste L’idéal de Greuze O Greuse ! la Critique, ardente au paradoxe, Condamnent la Pensée en tes tableaux charmants ; Mais avec Diderot, ton critique orthodoxe, Tu réponds aux railleurs : l’Art aime les romans. Depuis les hauts sommets de Zeuxis et d’Apelle, Jusques au chevalet des artistes flamands, L’Art a toujours pensé, parce que l’Art rappelle […]

La Nuit approbatrice allume les onyx — 1868 (1)

– Stéphane Mallarmé manuscrit, envoyé à Cazalis en mai Sonnet allégorique de lui-même La Nuit approbatrice allume les onyx De ses ongles au pur Crime, lampadophore, Du Soir aboli par le vespéral Phoenix De qui la cendre n’a de cinéraire amphore Sur des consoles, en le noir Salon: nul ptyx, Insolite vaisseau d’inanité sonore, Car […]

Pour ses yeux, – pour nager dans ces lacs, dont les quais — 1864 (9)

– Mallarmé manuscrit du « carnet de 1864 » Le pitre châtié Pour ses yeux, – pour nager dans ces lacs, dont les quais Sont plantés de beaux cils qu’un matin bleu pénètre, J’ai, Muse, – moi, ton pitre, – enjambé la fenêtre Et fui notre baraque où fument tes quinquets. Et d’herbes enivré, j’ai plongé comme […]

Oh! oui, vous étiez belle! Et je brulais dans l’âme! — 1838 (3)

Jules Lacroix – Pervenches Oh! oui, vous étiez belle! Et je brulais dans l’âme! Comme elles vous suivaient d’un regard envieux, Ces femmes, dont le front est jeune et le coeur vieux! Comme elles pâlissaient toutes à votre flamme! Et quand la valse en feu, qui toujours vous réclame, Ange, vous emportait dans ses bras, […]