La vie avance et fuit sans ralentir le pas; — 1866 (29)

Le Parnasse contemporain Après la mort de Laure Traduction de Pétrarque La vie avance et fuit sans ralentir le pas; Et la mort vient derrière à si grandes journées, Que les heures de paix qui me furent données Me paraissent un rêve et comme n’étant pas. Je m’en vais mesurant d’un sévère compas Mon sinistre […]

Ni dans un firmament serein voir circuler les vagues étoiles — 1854 (13)

– Alphonse de Lamartine Cours familier de littérature Ni dans un firmament serein voir circuler les vagues étoiles, ni sur un mer tranquille voguer les navires pavoisés, ni à travers les campagnes étinceler les armures des cavaliers couverts de leurs cuirasses, ni dans les clairières des bocages jouer entre elles les biches des bois ; Ni […]

Zéphire qui revient ramène le printemps, — 1848 (6)

– Gustave Garrison Les voix du matin Imité de Pétrarque Zéphire qui revient ramène le printemps, Les herbes et les fleurs, sa riante famille, L’amour, nouveau soleil qui féconde et qui brille, Rajeunit l’air, la terre, et tous ses habitants. Le flots sous les glaçons enchaîné trop longtemps A travers les cailloux joyeusement babille, Dieu […]

Ni dans les cieux étoiles voyageuses, — 1847 (1)

– Emma Méhul Cent cinquante sonnets … traduits… de Pétrarque Ni dans les cieux étoiles voyageuses, Ni dans les champs beaux et fiers étrangers, Ni dans les bois faons joyeux et légers, Ni sur les mers voiles blanches nombreuses; Ni d’un bien cher des nouvelles heureuses, Ni de l’amour les discours mensongers Ni dans les […]

J’aime, seul et pensif, à m’égarer le soir, — 1841 (11)

– Agathe Baudouin Rêveries sur les bords du Cher Sonnet traduit de Pétrarque J’aime, seul et pensif, à m’égarer le soir, Dans les prés, sur les monts où règne le silence, A l’abri du rameau que la brise balance En fuyant les humains, heureux je viens m’asseoir. Ignoré, je jouis des biens que le pouvoir […]

Du haut des cieux, un soir, je vis descendre — 1827 (3)

– M.J. in L’hommage aux demoiselles Imitation de l’italien de Pétrarque Du haut des cieux, un soir, je vis descendre Un ange ailé d’un aspect féminin, Aux blonds cheveux, au regard doux et tendre, Aux pieds légers, au sourire divin ! Seul, étonné, craignant de me méprendre, A pas pressés je suivois mon chemin, Lorsqu’il m’appelle, en […]

Lorsque, pensif, j’entends le doux ramage — 1827 (2)

– M.M.J. in L’hommage aux demoiselles Imitation de Pétrarque Lorsque, pensif, j’entends le doux ramage De Philomèle exprimant ses douleurs, Le vent frémir au travers du feuillage, Et le ruisseau qui baigne ce rivage En mumurant bondir parmi les fleurs, Mon esprit suit sa vague rêverie Et pénétré des feux que je ressens, Je vois, […]

Quelle est la région du ciel où la nature — 1819 (6)

– Pierre Chas Pétrarque, suivi de Poésies diverses Traduction libre du sonnet de Pétrarque, ‘in qual parte del ciel..’ Quelle est la région du ciel où la nature A vu le type humain de l’aimable figure Dont l’ensemble, ici-bas, est la preuve, à nos yeux, De tout ce qu’elle peut, dans le séjour des cieux? […]

Je vais seul et pensif, des champs les plus déserts, — 1811 (2)

– P.L Ginguené Histoire littéraire de l’Italie, tome II… ‘Solo e pensoso‘ Je vais seul et pensif, des champs les plus déserts, A pas tardifs et lents, mesurant l’étendue, Prêt à fuir, sur le sable aussitôt qu’à ma vue De vestiges humains quelques traits sont offerts. Je n’ai que cet abri pour y cacher mes […]