Je sais que le plaisir d’amour est éphémère, 1905 (13)

– Marius Boisson Sonnets épars XII – Aux femmes L’extraction des ovaires est une opération fort à la mode Je sais que le plaisir d’amour est éphémère, Et le spasme divin  ne dure qu’un moment… Ce fragile bonheur fait d’étourdissement, Ne devrait pas donner la douleur d’être mère. Pour un baiser menteur, pour un frémissement […]

Lyon n’a point vu fuir la poésie : — 1879 (22)

– Alfred Aubert Caprices et boutades Trois sonnets à Pierre Dupont I Lyon n’a point vu fuir la poésie : Pour sa noble muse en fidèle amant Joseph Soulary taille un diamant, Chef-d’oeuvre de style et de fantaisie. Louisa Siefert, écrivain charmant, Nous a dévoilé le cœur de la femme : Doux rayons perdus, blessure de l’âme, […]

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques — 1857 (9)

Baudelaire Les fleurs du mal La vie antérieure J’ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. Les houles, en roulant les images des cieux, Mêlaient d’une façon solennelle et mystique Les tout-puissants accords […]

Madame, j’aime fort les châteaux en Espagne, — 1855 (3)

Marc du Velay Les Vélaviennes Une chaumière et la mer Madame, j’aime fort les châteaux en Espagne, Seul au coin de mon feu j’en bâtis quelquefois; Mais je n’en fais jamais d’aussi charmants, je crois, Que notre humble chaumière au fond de la Bretagne. Elle est toute de joncs, de mousse, et je la vois […]