C’est donc au tout-profond que (points de suspension) — 1969 (8)

– Thiéri Foulc Vingt écrits L’écrit vain C’est donc au tout-profond que (points de suspension) Il y a (point, point,point) peut-être quelques chose, Mais je ne sais (point, point, ouvrez la parenthèse) (Ou bien(deux points) : ne veux ? (point d’interrogation) Ou extirper crûment l’a(vraie)bomination, Faire gicler le sang dans le cœur de ma rose, Dire (point, […]

O le diable amoureux les diablesses attendent — 1956 (1)

– Jacques Baron – L’imitation sentimentale Le diable amoureux O le diable amoureux les diablesses attendent Avec impatience vos propos en scherzo Si frais comme un beau jour est le vrai mot des mots Vous le direz encore Elles seront vos amantes Le mot amour ainsi que le cœur de l’amande Est délicieux sous une […]

Rieuse et si peut-être imprudemment laurée — 1919 (2)

– André Breton – Mont de piété – Rieuse Rieuse et si peut-être imprudemment laurée La jeunesse qu’un faune accouru l’aurait ceinte Une Nymphe au Rocher qui l’âme (sinon peinte L’ai-je du moins surprise au bleu de quelque orée) Sur la nacelle d’or d’un rêve aventurée – De qui tiens-tu l’espoir et ta foi dans […]

Un coq chante au lointain. Les bruyères en fleurs — 1910 (11)

– Thomas Maisonneuve Aquarelles provençales La lande Un coq chante au lointain. Les bruyères en fleurs Comme un velours brodé viennent draper leurs herbes, Et la lande fleurit ses épineuses gerbes Offrant son bouquet d’or aux matins enjôleurs. Le granit pointe au ras du sol, où, tels des pleurs Des lichens d’argent gris emmitouflent son […]

Pour l’instant où viendra celle qu’on n’attend pas — 1906 (3)

– Gabriel de Lautrec Les roses noires Précautions Pour l’instant où viendra celle qu’on n’attend pas La ténébreuse qui guérit le mal de vivre, Tristes comme il convient, nous fermerons le livre, Et la fenêtre, et toi, printemps, qui nous dupas! La jeunesse exilée et venant à grands pas, L’âge mûr, endormeur des choses éternelles, […]

Ce qu’il me faut à moi c’est un grand fauve blond, — 1904 (5)

Vicomte Phoebus, Retoqué de Saint Réac (Jules Romains et Georges Chenneviere?) Mes états d’âme ou Les sept chrysalides  de l’extase Sa muse Etat d’âme dionysiaque Seinem hochverehrten Nietzschandler Gewidmet von Verfasser Ce qu’il me faut à moi c’est un grand fauve blond, Qui m’écrase en ses bras, geste peu platonique, Me morde à belles dents d’un […]

Au matin gris, – suivis de leurs noires voitures, – — 1886 (6)

– Louis Marsolleau – Les baisers perdus – Le sonnet des corbillards à Aristide Bruant Au matin gris, – suivis de leurs noires voitures, – Les corbillards, qui sont férocement à jeun, Sortent de leurs abris nocturnes, un à un, Et s’en vont à travers Paris, cherchant pâtures. Devant les tristes seuils où pleurent des […]

Quand nous aurons, avec de bleus recueillements, — 1885 (1)

– Henri Beauclair et Gabriel Vicaire – Les déliquescences d’Adoré Floupette – Sonnet libertin  » Avec l’assentiment des grands héliotropes » Rimbaud Quand nous aurons, avec de bleus recueillements, Pleuré de ce qui chante et ri de ce qui souffre, Quand, du pied repoussé, rouleront dans le Gouffre, Irrités et pervers, les Troubles incléments; Que faire? […]

Cette fois, je ne puis vous écouter sans rire. — 1883 (23)

Ernest d’Orlanges Poésies naturalistes Une fille à un vieux Cette fois, je ne puis vous écouter sans rire. Continuez, très cher, vous avez de l’esprit Qui dans votre cerveau de soixante ans fleurit Comme au sein d’un poète éclorait une lyre. Vous m’appelez sirène, et vous osez me dire, Vous, vieillard impuissant, usé, blasé, flétri, […]

Une nuit que j’étais près d’un affreuse Juive, — 1857 (16)

Baudelaire Les fleurs du mal Une nuit que j’étais près d’un affreuse Juive, Comme au long d’un cadavre un cadavre étendu, Je me pris à songer près de ce corps vendu A la triste beauté dont mon désir se prive. Je me représentai sa majesté native, Son regard de vigueur et de grâces armé, Ses […]