Ce qu’il me faut à moi c’est un grand fauve blond, — 1904 (5)

Vicomte Phoebus, Retoqué de Saint Réac (Jules Romains et Georges Chenneviere?) Mes états d’âme ou Les sept chrysalides  de l’extase

Sa muse

Etat d’âme dionysiaque
Seinem hochverehrten Nietzschandler Gewidmet von Verfasser

Ce qu’il me faut à moi c’est un grand fauve blond,
Qui m’écrase en ses bras, geste peu platonique,
Me morde à belles dents d’un rire satanique
Où l’on sent que la brute avec le dieu se fond.

O Nietsche! tu l’as dit dans ton dogme profond:
 » La loi? – Quel préjugé! – Le travail! – Quelle honte!
Le père est l’ennemi; la  vertu n’est qu’un conte.

Des valeurs transmuons et la forme et le fond! »

Je foule sous mes pieds la pudeur, cette ornière.
O Surhomme! pour toi j’ondule ma crinière
En longs bandeaux bien bas, à la Botticelli.
Paix, Morale, Bonté bébête et moutonnière,
Chassons-les à grands coups de pied dans le derrière;
Ton cor, Zarathoustra, sonne le hallali!

Q45 – T6

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