Ma sœur, ce seraient des jours de silence — 1904 (4)

Charles Derennes – L’enivrante angoisse

Ma sœur, ce seraient des jours de silence
Et, sur le penchant bleuté des collines,
Argentines et cristallines
Les clochettes du troupeau dense.

Des jasmins flétris que le vent balance
Et, peut-être, loin, des chansons câlines,
– Mandolines sous les glycines; –
Et peut-être quelque souffrance.

Quelque nuage au bleu du jour,
Un peu de rêve, un peu d’amour,
Quelque parfum trop lourd de fleur;

Quelque souvenir, quelque pleur,
Trop de langueur lassant le cœur,
Ou, peut-être, trop de bonheur ….

Q15 – T12  m.irr

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