La Ville expire au glas des cloches monotones — 1901 (12)

Léon Bocquet Flandre

Les cloches, II

La Ville expire au glas des cloches monotones
La ville triste meurt sans personne, personne! …
Dans le brouillard épais et morne de l’automne,
Des siècles de douleur aux vieilles cloches sonnent
.
Sanglots d’âme, sanglots éperdus et cris sourds,
Détresse de chair nue étreinte par l’amour,
Longs spasmes, longs soupirs, râle d’un néant lourd,
Les cloches, aux baisers du vent, souffrent toujours.

Qu’ils sont tristes, la nuit, lorsque le ciel pluvine
D’une petite pluie incessante et très fine
Où claque un vent mouillé comme un drap de cercueil!

Une pauvre lueur tremblote au réverbère,
Et, profilant son ombre jaune sur ce deuil,
Veille l’obscurité des quartiers de misère.

aaaa bbbb – T14

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