Dévoré du poison de la mélancolie, — 1812 (1)

Jean-Hubert Hubin Poésies diverses

Sonnet sur la paix

Dévoré du poison de la mélancolie,
Nourri dans les chagrins, accablé de travaux,
Je pleure le passé; le présent m’humilie;
Et du triste avenir je redoute les maux.

La flatteuse espérance à mon âme est ravie.
Mes jours sont ténébreux et mes nuits sans pavots,
Je traîne en murmurant le fardeau de la vie,
Et de l’éternité j’invoque le repos.

Quel changement soudain! au milieu d’une nue
La paix, la douce paix apparaît à ma vue,
Et le calme renaît dans mon coeur abattu.

O fille de Thémis! divinité prospère!
Fixe enfin à jamais ton séjour  sur la terre;
Ramène les plaisirs, les moeurs et la vertu.

Q8 – T15

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