Vous, qui prêtez l’oreille aux chants que la douleur — 1842 (5)

Comte Anatole de MontesquiouSonnets, canzones, ballades et sextines de Pétrarque

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Vous, qui prêtez l’oreille aux chants que la douleur
Et la vaine espérance ont dicté à mon coeur,
Lorsque dans l’erreur du jeune âge,
J’étais encor loin d’être sage,

Si vous avez connu l’amour,
Ses tendres soins, son doux langage,
Vous daignerez me plaindre un jour.
Mais j’ai de ma douleur profonde,

De mes accens, de mes écrits,
Trop long-temps occupé le monde.
De mes torts la honte est le prix.

Eclairé par elle, j’appris
Que tout ce qui plaît sur la terre
N’est qu’une illusion légère.

 » Je n’ai pas voulu traduire tous les sonnets en sonnets, et j’ai même eu recours, pour eux, aux rythmes les plus variés, afin d’éviter les périls de la monotonie « .

aabbcbcdedeeff – 2m:octo, v.1, v.2: alexandrins – tr (Pétrarque, rvf 1)

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