Les rimeurs ont posé le sonnet sur la pointe, — 1855 (11)

Auguste Brîzeux Histoire


IV

Les rimeurs ont posé le sonnet sur la pointe,
Le sonnet qui s’aiguise et finit en tercet:
Au solide quatrain la part faible est maljointe.

Je voudrais commencer par où l’on finissait.
Tercet svelte, élancé, dans ta grâce idéale,
Parais donc le premier, forme pyramidale.

Au-dessous les quatrains, graves, majestueux,
Liés par le ciment de la rime jumelle,
Fièrement assoiront leur base solennelle,
Leur socle de granit, leurs degrés somptueux.

Ainsi le mouvement s’élève harmonieux,
Plus de base effrayante à l’oeil et qui chancelle,
La base est large et sûre et l’aiguille étincelle,
La pyramide aura sa pointe dans les cieux.

s.rev: ede dcc abba abba ‘Sonnet renversé’ de Briseux. Louis Ayma, en 1839, l’a précédé, contrairement à ce que répètent les traités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *