O mon fils! Ne sois plus triste. Dis-moi, qu’importe — 1855 (4)

Marc du Velay Les Vélaviennes

Consolation

O mon fils! Ne sois plus triste. Dis-moi, qu’importe
Ces luths toujours muets à tes murs suspendus;
Les pierres des méchants pleuvant contre ta porte,
Et tes meilleurs amis au tombeau descendus?

Coursier sans frein, le temps, dans sa fuite t’emporte,
Il franchit au galop un pays dévasté:
N’arrête pas tes yeux sur cette terre morte,
Regarde seulement le but: l’éternité!

Fortune, gloire, amour: vanité, vanité.
Tout plaisir, tout savoir, toute douleur est vaine:
Seul, je suis le vrai bien et ta route est certaine.

– Père, sous votre joug nous plions à genoux;
Ecrasez le néant de la raison humaine:
Seigneur, Seigneur, Dieu bon, ayez pitié de nous.

Q32 – b’cc dcd rare exemple de rime ‘orpheline dans les tercets’

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