Leurs noms, presque connus, s’homonyminisaient. — 1879 (18)

L’Hydropathe

Cabriol

Sonnet de la dernière heure

Leurs noms, presque connus, s’homonyminisaient.
C’était vers l’an mil huit cent soixante et dix-neuf
Leurs rêves de savants se volatilisaient
Dans un essor puissant vers un monde plus neuf.

Ils s’appelaient tous Cros, sur le parchemin veuf
Les tons de l’arc-en-ciel, un beau jour, s’irisaient.
L’air ouvrait ses chemins. Par leurs efforts de boeuf
Sur le verre les mots se phonographisaient

Par eux, buveurs de bière et fumeurs de cigares
Coquelin faisait rire en monologuisant
Le Coffret de Santal rayonnait, séduisant.

Le bonheur s’étendait jusques au fond des gares,
La voix des sourds-muets sortait de son linceul,
Et tous ceux-là ……. n’était qu’un seul.

Q17  T30 v.14 lacunaire

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