Je les ai donc encor les grands regards candides — 1890 (34)

La France moderne

Décubridor

Je les ai donc encor les grands regards candides
Vers les chers infinis à jamais en allés,
Les purs regards d’hier aux lumières limpides
Comme les horizons aux clartés des matins.

J’ai trop longtemps été dans de îles fiévreuses
Au tourbillonnement de parfums affolés.
Je les ai trop connues les fleurs cadavéreuses
Qui croissent sous la mort des ciels adamantins.

J’ai soif vers les fraîcheurs, vers les bonnes fraîcheurs,
Et, les yeux entrevus éperdus d’innocence :
Pour goûter le bonheur des calmes Labradors

Je voguerai longtemps sous des cieux d’espérance
En la foi d’aborder aux lontaines douceurs.
Car je porte le cœur des grands décubridors.

(Théodore Falen)

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