C’était un paysage austère et recueilli, — 1892 (8)

Augustin de Bercenay Sonnets

Sonnet blanc

C’était un paysage austère et recueilli,
Au sein duquel un lac dormait sous un rocher.
Filles de ce rocher, deux sources murmurantes,
Traversaient le lac pur qui modérait leur cours.

On suivait leur courant sous sa masse immobile
Jusqu’à l’endroit du bord où lerus flôts, délivrés,
S’échappaient avec joie à travers les gazons,
Réjouis par l’élan des sonores fontaines.

Oh ! qu’elle était riante et verte cette rive
Pleine d’oiseaux chanteurs dans les buissons touffus !
L’immuable rocher commandait l’autre bord,

Mais, géant attendri par la grâce des choses,
On aurait dit parfois qu’il avait un sourire
Pour les jeunes ruisseaux dont il était le père.

v. bl

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *