Sur l’éblouissement splendide dont la flore — 1893 (1)

– Comte Robert de Montesquiou-Fezensac Le Chef des odeurs suaves

Nymphe .
Une peinture de M. Gustave Moreau

Sur l’éblouissement splendide dont la flore
Marine aux anguleux bocages en corail
Compose la rousseur éparse de vitrail
Où sa blancheur fluide incessamment s’éplore ….

Entre mille clameurs égoïstes, sérail
De tons près d’éclater, de gemmes près d’éclore,
De fleurs près de vibrer, dont le vif attirail
Redoute de sa chair la splendeur incolore ….

O l’inexpérience aimable du danger!
Ruisselante, lactée, astrale, et vers qui grimpe
Un frisson violet de fleurs comme une guimpe,

Galatéa sommeille en un rêve étranger
Sous l’adoration triste dont l’enveloppe
L’unique fixité songeuse du Cyclope.

Q17 – T30

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