Tes yeux vagues se font, à présent, si lointaine — 1911 (8)

Léonce Cubelier de Bagnac La naissance du verbe

Tes yeux vagues

Tes yeux vagues se font, à présent, si lointaine
Que, pèlerin errant aux routes du bonheur,
Mon désir amoureux va mourir de langueur,
Avant d’atteindre l’ombre à la claire fontaine

De ta bouche, oasis de baisers déjà pleine …
Pourquoi cet air indifférent, cette pâleur …
Est-ce dédain, colère ou caprice boudeur ?
Reviens à toi. Que t’ai-je fait ? J’ai de la peine !

Tu pleures ? J’ai blessé, peut-être, sans savoir,
Quelque rose d’extase ou quelque lys d’espoir
Nouvellement éclos au jardin de ton âme ? …

– Ami, l’ombre est plus lourde où se meurt une flamme.
Mon amour va s’éteindre. Il fait noir dans mon cœur :
Et je suis une enfant à qui la Nuit fait peur …

Q15  T13

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