Valence, qui descends mollement jusqu’au fleuve, — 1913 (3)

Jean-Marc Bernard Sub Tegmine Fagi

Nostalgie

Valence, qui descends mollement jusqu’au fleuve,
Dans la sérénité de la belle saison
Je te revois encore au bout de l’horizon,
Claire et blanche au milieu du ciel, ô ville neuve!

Il n’est plus rien que toi maintenant qui m’émeuve.
J’évoquerai dans mon esprit la frondaison
Des platanes puissants du Parc et son gazon
Si paisible à mes pas en d’âpres jours d’épreuve.

O Valence, voici ton Champ-de-Mars, voici
Tes terrasses au bord du Rhône et puis aussi
L’ombre apaisante, au soir, de tes larges allées;

Tes coteaux où la vigne est grise sous le vent …
– Et puis voici toutes mes larmes en allées
Vers la chaude clarté de ton soleil levant!

Q15 – T14

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