Toi qui tends à l’Amour les trésors de ta robe — 1917 (3)

Jean Royère Par la lumière peints


Soeur de la rose, ô mer

Toi qui tends à l’Amour les trésors de ta robe
D’un geste qui dédie aux astres les tombeaux,
Fane sur eux encor les pétales de l’aube,
Afin que les couchants de la rose soient beaux.

Soeur de la rose, ô mer, et tes rythmiques flots
Qui pâment sous l’aurore en la chair descendue,
Tu feindras la fureur humaine des sanglots
Pour figurer l’amour à qui la mort est due.

Mais ton écume, azur moutonnant à sa suite,
Fera s’émerveiller la ligne du baiser
Si la vague du soir se précise et m’invite,
Presque une soeur vivante, à te paraphraser,

Toi qui nous fait un ciel des clartés de l’espace,
Amour, ô mort blottie en une chair qui passe.

shmall

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