L’aurore a des pudeurs virginales, des voix — 1924 (1)

Francis Viélé-GriffinOeuvres

L’aurore a des pudeurs virginales, des voix
Qui font rêver le fol espoir d’aimer une autre,
En cette solitude, hélas! qui fut la nôtre,
Aux jours d’alors, et tout ce passé que tu vois;

L’Aurore a Tes pudeurs virginales, Ta voix,
Vibrante voix d’alors qui n’eut jamais une autre,
Mais cet amour très chaste et saint qui fut le nôtre
S’en est allé de ta chère âme, je le vois!

A pas très lents, par la charmille basse, où notre
Premier rêve a chanté le duo de nos voix,
Je vais parlant le rêve, il semblerait d’un autre;

Oh! mourons – que me font les choses que je vois
En cette solitude, hélas! qui fut la nôtre,
Aurore, et ta pudeur virginale, et tes voix!

Q15 – T20 – trois mots-rimes: ‘voix’, ‘autre’, ‘nôtre’

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