Le jour, quand il finit, ne finit rien que lui, — 1966 (4)

Roland Dubillard Je dirai que je suis tombé

Le jour, quand il finit

Le jour, quand il finit, ne finit rien que lui,
que lui le jour – ou plutôt: Mon jour, ou plutôt
ce qui me revenait du jour, ce qu’il me faut
de jour pour accepter mon retour à la nuit;

ma part de jour selon mon appétit, selon
mon souffle; ou ce qu’il faut au jour, ou ce que veut
de moi le jour à chaque regard de mes yeux,
puisque mon cercle tourne et que les jours s’en vont.

Rien n’est fini de moi quand le soleil s’en va.
Rien n’est fini de lui quand la nuit tombe et ferme
sa porte entre nous deux comme un double épiderme.
Rien. cette nuit n’est rien que le soleil sans moi.

Aussi, pour que jamais quelque  chose finisse,
Hors du jour et de moi je dois chercher mes fils.

Shmall*

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *