L’église est debout au bord d’un champ de colza — 1997 (7)

Robert Marteau Rites et offrandes (2002)

(Dimanche 13 avril 1997)

L’église est debout au bord d’un champ de colza
Dont on voit le jaune au gré du vent fluctuer
Sans qu’une vague jamais atteigne le bleu
Qui descend, hémisphérique, impalpable étoffe

Sans reprise, inlassablement faite et défaite,
Fabuleuse invention qu’il nous faut connaître
Par la musique, et par la parole expliquer.
Un épervier se tient suspendu: appuyé

Sur ses ailes, il s’affronte aux souffles, surveille
Rectifie avec ses caudales l’altitude.
Toute la plaine va par ondes successives

S’évanouir où la forêt s’adresse, offerte
Verticalement, au ciel éclairé, carrière
Que le soleil parcourt sans y laisser d’ornières.

bl – 12s- sns

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