Toi qu’on voit dans les airs suspendre un beau feuillage — 1808 (5)

Stanislas de Boufflers Recueil de Poésies, extraits des ouvrages d’Hélène-Maria Williams, ….

Sonnet sur le calebassier

Toi qu’on voit dans les airs suspendre un beau feuillage
Dont le soleil encor rehausse les couleurs,
Tandis qu’au malheureux couché sous ton ombrage
Ton riche fruit présente un sac consolateur!

Quand je porte vers toi mes pas involontaires,
Je sens parmi tes fleurs mon chagrin endormi;
Ton ombrage invitant et tes fruits salutaires
Offrent à mon esprit l’image d’un ami.

Tu me peins l’amitié qui, soigneuse et discrète,
Travaille à refermer les blessures du coeur,
Et, d’un mal incurable émoussant la douleur

Verse un baume secret sur la peine secrète.
Je sais trop que le baume est peu sûr, mais, hélas!
Il adoucit du moins ce qu’il ne guérit pas.

Q59 – T30

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *