Bienheureux le mortel qui peut de l’existence — 1838 (7)

Désiré Cadilhac Echos du coeur

Amour et Poésie

Bienheureux le mortel qui peut de l’existence
Adoucir par l’amour la mortelle rigueur!
De joie et de parfum il enivre son coeur
Et livre sa boussole au vent de l’espérance;

Une ame dans son ame épanche le bonheur. –
Il se berce, tranquille, au sein de l’indolence:
Au travers des plaisirs comme un rêve trompeur,
Son oeil dans le lointain voit passer la souffrance;

– Bienheureux le poète! il est l’enfant du ciel;
Car son coeur fait monter aux pieds de l’Eternel
Comme un encens pieux, ses prières de flamme;

La foi devant ses yeux fait briller son flambeau,
Et lui, sans frissoner, marchant vers le tombeau,
Attend le paradis dans les bras d’une femme.

Q17 – T15 – bi : 7-8 Premiers sonnets d’une séquence que j’intitule Le bouquet inutile. Les poèmes de cette séquence ont été choisis à peu près au hasard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *