Maître, malgrè les cris, poursuis ta longue route. — 1843 (14)

Francis Girault in  Balzac : Lettres à l’étrangère

Maître, malgré les cris, poursuis ta longue route.
Va, grandissait toujours, sans crainte ni souci.
De tes conceptions le cercle, Dieu merci,
Est loin d’être épuisé : tu sais ce qu’il en coûte

Ah ! tout puissant esprit qui force qu’on l’écoute !
L’envieux journaliste, au cerveau rétréci,
Ne te pardonne pas de l’avoir peint : aussi
Déverse-t-il sur toi sa haine goutte à goutte.

Qu’il siffle ou qu’il aboie, et que t’importe-t-il ?
Dessine sans broncher le multiple profil
De ce siècle inouï ; maître ; c’est là ton œuvre.

Qui peut fermer la bouche aux petits détracteurs ?
Reste donc au sommet. La rampante couleuvre
Ne s’élève jamais à de telles hauteurs.

Q15  T14

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