Ce doux bouquet mouillé qui s’effeuille à nos yeux, — 1843 (18)

Marie-Mennessier Nodier in Alfred de Musset oeuvres poétiques

Au même

Ce doux bouquet mouillé qui s’effeuille à nos yeux,
Et que jamais la main n’a pu reprendre ou suivre,
Ne le regrettons pas ! j’ai lu dans un vieux livre
Que son nœud détaché voulait parler d’adieux.

Du foyer paternel, vous, l’esprit radieux,
Dans l’ardente mêlée où le triomphe enivre,
Vous vous souvenez donc qu’en essayant de vivre
Ensemble nous étions partis d’un vol joyeux ?

Nous avons traversé la merveilleuse plaine
Où la fleur du jeune âge, amicale, et sereine
Dit : « la vie est charmante et l’avenir bêni »

Puis je vous vis monter quand je perdis haleine.
A la cime des monts votre âme souveraine
Allait cherche son aire, et je gardais mon nid.

Q15  T6  v.12 et 14 : rime incorrecte

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