Dans le bois mystérieux que le doux zéphyr morcelle, — 1880 (16)

Narzale Jobert Klimax

XV ter
Césure après la 7ème syllabe
La tourterelle

Dans le bois mystérieux que le doux zéphyr morcelle,
En suivant les verts sentiers parsemés d’odorantes fleurs,
Vous plaît-il d’ouïr le chant, le chant tout composé de pleurs
Qu’au fond du fourré voisin roucoule une humble tourterelle?

Peut-être m’a-t-on ravi mon cher compagnon, vous dit-elle;
Qu’est-il devenu? Je crains, je crains pour lui quelque malheur.
S’il était captif, bientôt je mourrais, sentant ses douleurs;
Mais il reviendra, j’y compte, à notre nid toujours fidèle.

Rêve trompeur! Le jour passe, et nul retour dans le bosquet,
La tourterelle au taillis glisse de bouquet en bouquet,
Appelant de cris plaintif l’Achate de la solitude.

Sur la branche aux yeux cachée, objet de leur sollicitude,
Las! Nul gosier ne répond … les oiseleurs trouvent, un soir,
La pauvrette infortunée expirante – de désespoir.

Q15 – T13 – 15s (7+8) il manque une syllabe au vers 1.

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