Mon cher, vous m’amusez quand vous faites mystère 1897 (11)

Louis AigoinNotice sur Félix Arvers et variations sur les rimes de son sonnet.

Réponse de la femme ‘fin de siècle’

Mon cher, vous m’amusez quand vous faites mystère
De votre immense amour en un moment conçu
Vous êtes bien naïf d’avoir voulu le taire:
Avant qu’il ne fût né, je crois que je l’ai su.

Pouviez-vous, m’adorant, passer inaperçu,
Et, vivant près de moi vous sentir solitaire?
De vous il dépendait d’être heureux sur la terre:
Il fallait demander et vous auriez reçu.

Apprenez qu’une femme au coeur épris et tendre
Souffre de suivre ainsi son chemin sans entendre
L’aveu qu’elle espérait trouver à chaque pas.

Forcément au devoir on reste, alas, fidèle!
– J’ai compris, vous voyez, ‘ces vers tout remplis d’elle »
C’est vous, mon pauvre ami, qui ne compreniez pas.

Q10 – T15 – arv

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