A quoi bon ? me disais-je. A quoi bon ? A quoi bon ? — 1958 (14)

Raymond Queneau – (sonnets écartés des sonnets de 1958)

Mon adolescence immédiatement présente

A quoi bon ? me disais-je. A quoi bon ? A quoi bon ?
(Car je me croyais né d’une couple d’andouilles.)
Je me grattais le corps du nez jusqu’aux couilles.
« Ah ! que je suis ! (me disais-je) Ah ! que je suis con !

As-tu vu le homard au frais parmi les nouilles ? »
Non ! je l’avais pas vu ! j’étais pourtant planton …
Alors tu aperçois dans la plaine des douilles ?
(J’étais mauvais tireur au fusil à piston …)

Ah ! lài lài mais tout ça ce n’est que souvenir !
Je ne supportais plus le passé dans mes songes
Et je levais le poids des regrets … un soupir ..

A quoi bon ! me disais-je Est-ce que le tapir
Vole beaucoup plus haut que ne font les éponges ?
Peut-être ces questions n’ont aucun avenir

Q17  T17

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