si je suis mort et cet état naissant — 1993 (13)

– William Cliff – Autobiographie – 97 si je suis mort et cet état naissant parle aux vivants et de mort et d’extrême les plus sérieux me semblent les enfants qui ne savent pas qu’ils le sont eux-mêmes et eux me réparant des vrais sérieux qui le sachant ne savent rien  de l’être savent pourtant […]

sans cesse je rêvais d’avoir des rapports sexuels — 1993 (11)

– William Cliff – Autobiographie – 39 sans cesse je rêvais d’avoir des rapports sexuels avec des mineurs d’âge nus en été sur des plages ou bien dans ces forêts remplies de poisons naturels dont en moi je garde toujours la nostalgique image et plus je me sentais coupable d’avoir ces pensées et plus ces […]

un jour j’eus la révélation de la littérature — 1993 (10)

– William Cliff – Autobiographie – 35 un jour j’eus la révélation de la littérature dans le récit que fait Chateaubriand de son enfance de la terreur qu’il eut devant son père et de sa dure condition d’enfant à Combourg dont la sinistre ambiance le soir avec ce père qui n’arrêtait pas de faire armé […]

il y avait au réfectoire de hautes fenêtres — 1993 (9)

– William Cliff – Autobiographie – 32 il y avait au réfectoire de hautes fenêtres d’où l’on voyait de grands sapins s’élever dans le ciel et le matin quand la lumière gagnait l’atmosphère ce ciel et ces sapins prenaient des couleurs surréelles et en hiver quand la neige habillait ces conifères de brillante blancheur alors […]

l’hiver nous eûmes froid et les hivers étaient très longs — 1993 (8)

– William Cliff – Autobiographie – 31 l’hiver nous eûmes froid et les hivers étaient très longs je me souviens d’un hiver où la Meuse fut gelée on pouvait la passer avec des chariots et même on fit un feu au milieu pour rire de sa destinée et nos bâtiments mal chauffés nous donnaient des […]

nous avions entre frères ce qu’on nomme des ‘rapports’ — 1993 (7)

– William Cliff – Autobiographie – 19 nous avions entre frères ce qu’on nomme des ‘rapports’ il s’agissait pour nous de faire pièce à l’oeil sévère qui voulait nous nier d’avoir aucun plaisir du corps duquel les pères veulent être seuls dépositaires et c’est déjà le désir de tuer leurs géniteurs qui pousse les enfants […]

je me souviens de la Libération — 1993 (5)

– William Cliff – Autobiographie – 8 je me souviens de la Libération nous fûmes déguisés ma soeur et moi en petits pages tenant les cordons d’un écusson et le cortège alla à travers les rues au milieu des sons de fanfare et ne comprenant rien à cette fiesta que les gens faisaient là j’ouvrais […]

enfant je restais longtemps à jeter de longs regards — 1993 (2)

– William Cliff – Autobiographie – 1 enfant je restais longtemps à jeter de longs regards à travers la fenêtre de notre ennuyeuse école et recevais pour prix de m’être encore mis en retard des coups des punitions  » il n’est pas de mauvaise vol- onté  » disaient devant la grande colère de mon père […]

Ravaler à merci la face — 1993 (1)

– Nathalie Georges – Sonnets dispars – Infinitif Ravaler à merci la face Au ciel endolori se pâme Oisive une pensée lasse D’habitude abrégée d’âme Prendre ses racines à son cou, Y agréger sans s’y fier La pâte meurtrie du jour – Raccommoder les restes frais Traiter l’ordure rendue à gué De la mémoire massicotée […]

Au vif désir de pénétrer — 1992 (5)

– Henri Bellaunay Petite anthologie imaginaire de la poésie française Plusieurs sonnets, III Au vif désir de pénétrer En une terre tendre et trouble Peut certaine absence obvier (Et de la lourde croupe double) Plus vierge qu’une vergue bas Plongeante avec la caravelle Ou les insuffisants émois D’un oiseau aux trop grêles ailes Il regardait […]