Tu as un visage de femme que la Nature a peint, — 1990 (6)

– Jean-François Peyret (trad.) – Quarante sonnets de Shakespeare traduits par .. pour servir à la scène – 20 Tu as un visage de femme que la Nature a peint, Toi, Maître et maîtresse de ma passion, Tu as un coeur tendre de femme qui ignore L’humeur traîtresse des trompeuses femmes. Plus brillant, moins trompeur, […]

Divine absente, faite forme fugitive — 1989 (7)

– (Robert Marteau Juan de Tarsis, comte de Villamediana Poésies (Divina ausente, en forma fugitiva) Divine absente, faite forme fugitive en raison de l’inégalité de nos sorts, quand toi sur le plus haut soleil vas te poser moi je reste en solitude de lumière hautaine; Pour déclarer qu’en cette ombre sauvage, celle qui en poussière […]

Qu’à son plaisir mon œil te considère — 1988 (7)

– Bernard Manciet (trad) André du Pré Sonnets gascons X Qu’à son plaisir mon œil te considère Il fait de toi toute sorte de fleur La fraîche rose en sa belle couleur C’est ton menton, ton col, ta main légère Qu’avec des lis candides il tempère. Sur ton front naît le souci de pudeur Dedans […]

O ceci est la bête qui point n’existe. — 1987 (1)

– Roger Lewinter – (trad. des Sonnets à Orphée de Rilke) – 2, IV O ceci est la bête qui point n’existe. Point ne le savaient et l’ont à toute fin – son évoluer, son port, son cou, jusqu’à la lumière de l’impossible regard – aimée. Point n’était certes. parce que l’aimaient pourtant, bête pure […]

Je suis comme le riche dont la précieuse clé — 1985 (2)

– Frédéric Langer Shakesperare – sonnets 52 Je suis comme le riche dont la précieuse clé conduit au cher trésor bien caché, trésor qu’il se retient de sans cesse contempler pour ne pas émousser la fine pointe du plaisir. C’est pourquoi les fêtes sont solennelles et rares: lentes à revenir tout au long de l’année, […]

O vous qui écoutez à mes rimes éparses — 1983 (2)

– André Ughetto et Christine Grill Pétrarque: 42 sonnets… 1 O vous qui écoutez à mes rimes éparses Le son de ces soupirs dont j’ai nourri mon coeur En la jeune saison de mon erreur première Quand en partie j’étais un autre que je suis, Pour ce style où les pleurs se mêlent aux discours, […]

Mes encyclopédies reverrouillées sur le surnom de l’éloge — 1981 (1)

– Oulipo – Atlas de Littérature potentielle – Traduction d’un sonnet de Mallarmé selon la méthode S+7, à partir d’un dictionnaire analogique Mes encyclopédies reverrouillées sur le surnom de l’éloge Je souffle de préférer avec l’insociable technique Un éboulis par mille ferments exorcisé Sous le liseron au loin de ses levers de soleil record Se […]

Je mourrai dans Paris, un jour d’averse, — 1980 (3)

– Claude Esteban Poèmes parallèles Pierre noire sur pierre blanche Je mourrai dans Paris, un jour d’averse, Un jour dont j’ai déjà le souvenir. Je mourrai dans Paris – et je l’accepte – Et peut-être un jeudi d’automne comme aujourd’hui. Oui, un jeudi. Car ce jeudi où maintenant j’aligne Ces vers, j’ai mis mes humérus […]

Voiler pourra mes yeux l’ombre dernière — 1980 (2)

– Claude Esteban Poèmes parallèles Constance de l’amour au-delà de la mort Voiler pourra mes yeux l’ombre dernière Qu’un jour m’apportera le matin blanc, Et délier cette âme encore mienne L’heure flatteuse au fil impatient. Mais non sur cette rive-là de la rivière Ne laissera le souvenir où il brûla. Ma flamme peut nager parmi […]

Tandis que pour lutter avec ta chevelure, — 1980 (1)

– Claude Esteban Poèmes parallèles Mientras por competir con tu cabello … Tandis que pour lutter avec ta chevelure, Or bruni le soleil vainement étincelle, Tandis qu’avec mépris au milieu de la plaine Contemple ton front blanc la fleur belle du lis Tandis que pour cueillir chacune de tes lèvres Te poursuivent plus d’yeux que […]