Eve de l’été belle et les Greques en mer — 1972 (1)

– Adolphe Haberer in Georges Perec – Les revenentes – Eve de l’été belle et les Greques en mer Que cherché-je en ces nefs et qu’égrénent mes rêves Hélène qe je révère en l’ébène pervers Est le léthé qe j’erre de femme en sèche grève Vers qelle trève versé-je sèves en terre Qe d’eternelles pentes […]

Avec les sentiments de nos sens analogues, — 1970 (6)

– Jean Queval En somme Déclaration d’indépendance Avec les sentiments de nos sens analogues, L’intelligence existe, existant plus ou moins La volonté voudrait casser les équivoques Trois facteurs qu’on ordonne en des écrits témoins. Il y a le langage où se fait notre langue La sensibilité registre et notation Soit les pouvoirs moraux dépouillés de […]

Vos corps poltrons d’homos ronchons — 1970 (4)

– Adolphe Haberer a e i / y o u (ed.1993, chez l’auteur) O Vos corps poltrons d’homos ronchons Photos pornos d’ostrogoths mols, Prolos pops, gros provos cochons, Gotons, cocos, mormons, mongols, Honorons donc vos dons d’Oxford, Fox-trot, loto, bocks, grogs, porto. Mon Lord, nos crocs sont forts, on mord Vos hot-dogs con oloroso. Long […]

Il ne faut pas siffler entre ses dents la nuit — 1969 (1)

– Raymond Queneau – Fendre les flots La voie du silence Il ne faut pas siffler entre ses dents la nuit on risque d’attirer à soi une sirène voilà un fait divers qui en ferait du bruit il vaut bien mieux se taire et tenir son haleine en longeant le rivage au bas de la […]

Souvent me suis, comme un con, pris — 1965 (7)

– Olivier Larronde L’ivraie en ordre (ed. 2002) A sa queue Souvent me suis, comme un con, pris A rêver, un doigt sur ta nuque De trancher le sphinx incompris Qui, bien membré, me laisse eunuque. Puisque tu n’appartiens qu’à toi. Si je t’osais tailler en pipe Gicler au visage des rois Plutôt que visiter […]

Je sais bien quelques mots mais ne sais pas le sable — 1963 (6)

– Jean Queval – Lieux-dits – Si le poète écrit contre vents et marées Je sais bien quelques mots mais ne sais pas le sable Je ne sais pas le sable et je ne sais pas l’eau Je ne sais pas le feu pourtant je fais ma fable Je jette feu et flamme et souffle […]

Le mot personne est bien parmi les mots français — 1963 (5)

– Jean Queval – Lieux-dits – Pourquoi tant plumailler dans nul ne sait quel cycle Le mot personne est bien parmi les mots français L’un des plus mal assis et veut qu’on s’interroge Puisqu’il dit presque tout puisqu’il est si sournois Qu’il ôte ce qu’il dit et sonne à notre horloge: Si vous mettez l’article […]

Lumineux le pinceau du phare alternatif — 1963 (4)

– Jean Queval – Lieux-dits – Vous venez au cinéma, mademoiselle? Lumineux le pinceau du phare alternatif Forains du tour du monde et merveilleux cinoche Pour l’ancien le nouveau et le mort et le vif Et Ruth qui vient vers toi qui n’es que pauvre cloche La terreur des faubourgs en oublie le bitume La […]

sur les deux roues de son vélocipède — 1963 (3)

– Jean Queval – Lieux-dits – Sur un film de Harry Langdon sur les deux roues de son vélocipède un garnement comme un cheval de cirque regarde cette fille il est timide il tourne et n’ose pas prendre de risque c’est un gars muet qui joue du lasso la fille est changée en momie vivante […]

Suspendu par les mains à quelque toit du monde — 1963 (2)

– Jean Queval – Lieux-dits – Commencement et fin du Cinématographe Suspendu par les mains à quelque toit du monde Un quidam oublié se compose en sa tête Le moyen d’aterrir puisque la terre est ronde Dans les eaux de ses yeux la servante est en fête entre le pont des soupirs et la tour […]